L'interdiction des attroupements dans l’espace public est prolongée, une semaine après deux violentes agressions à Saint-Denis

L’arrêté d’interdiction des attroupements dans l’espace public, à Saint-Denis, est prolongé de 48 heures. Une annonce faite par la Ville, ce lundi 22 janvier. Le dispositif est en place après des agressions mortelles contre des jeunes, dans cette commune de Seine-Saint-Denis.

La mesure a été instaurée à la suite de la mort violente de Sedan, collégien de 14 ans, puis au décès de Farid, lycéen de 18 ans, frappé à coups de batte de base-ball. Deux agressions survenues dans la même journée du 17 janvier. Elles se sont passées dans un contexte de tensions interquartiers, au sein de cette commune comptant 113 000 habitants.

Dès le lendemain, la police a procédé à "une vingtaine d'interpellations de personnes qui étaient clairement mal intentionnées puisqu'elles étaient en possession d'objets contondants divers et variés", d’après Mathieu Hanotin, maire (Parti Socialiste) de la commune. "C'est une mesure qui pour l'instant a fait ses preuves", a-t-il ajouté.

Si les mineurs ne sont pas spécifiquement mentionnés dans l'arrêté, l'objectif est d'éviter un "match retour", d’après la mairie. La municipalité redoute en effet l'hypothèse de rixes interquartiers, d’où ce nouvel arrêté.

Un contexte encore tendu

Dans un communiqué publié plus tôt, la municipalité avait rappelé que l’agression "a été fugace, froide, aveugle et d'une extrême violence avec l'usage d'objets contondants. Les agresseurs ont laissé leur victime au sol." Raison pour laquelle a été instauré cet arrêté. "Tous regroupements et attroupements de personnes entraînant des occupations abusives, prolongées du domaine public portant atteinte à l'ordre et à la sécurité, sont interdits" sur toute la commune, selon le document administratif.

Une attention particulière a été portée à la sécurisation des établissements scolaires dans le cadre de l'arrêté municipal interdisant les attroupements. Ce lundi 22 janvier, lors d’une visite au lycée Bartholdi, où étudiait Farid, Mathieu Hanotin a assuré faire "le maximum pour qu'il n'y ait pas de doute sur le fait qu'on peut envoyer son enfant en sécurité au collège et au lycée".

Soutien psychologique et enquête en cours

Dans la commune, des mesures d’accompagnement sont en cours. "Un dispositif spécifique y a été mis en place par l'Education nationale pour une mobilisation des équipes de sécurité" ainsi qu'un soutien psychologique, a ajouté le maire de la ville. Il espère "un retour au cadre de l'école dont les enfants ont besoin."

Du côté de l’enquête, un homme de 19 ans est actuellement mis en examen pour homicide volontaire sur mineur de 15 ans et placé en détention provisoire. Il s’était rendu à la police judiciaire, après avoir mortellement poignardé Sedan. En revanche, pas d’autres précisions à l’heure actuelle, sur le statut du ou des auteurs présumés de la mort violente de Farid.

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