Seul suspect vivant des attentats de Paris, Salah Abdeslam devant la justice belge

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Écrit par Christian Meyze
Mohamed Abrini et Salah Abdeslam avaient été répérés sur ces images de vidéosurveillance.
Mohamed Abrini et Salah Abdeslam avaient été répérés sur ces images de vidéosurveillance. © AFP

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos jihadistes de Paris le 13 novembre 2015, comparaît pour la première fois publiquement à partir de lundi, 5 février, à Bruxelles, pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers belges en mars 2016.

Agé aujourd'hui de 28 ans, ce Français d'origine marocaine qui a grandi à Mölenbeek, quartier populaire et métissé de Bruxelles où il s'est radicalisé, s'est retrouvé au coeur d'une cellule jihadiste impliquée dans au moins trois dossiers terroristes majeurs.
Les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts), ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles (32 morts) et l'attaque avortée dans le train Thalys Amsterdam-Paris en août 2015 relèvent "peut-être d'une unique opération" de l'organisation Etat islamique (EI), selon le parquet fédéral belge. Ou du moins ont-ils été conçus par le même et unique groupe terroriste.


Une empreinte ADN

La fusillade dont il sera question lors de ce procès, est survenue le 15 mars 2016 lors d'une perquisition de routine dans une des planques bruxelloises de la cellule, située rue du Dries à Forest.

Ce jour-là, trois policiers avaient été blessés et un jihadiste algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd, tué alors qu'il faisait face aux policiers pour couvrir la fuite d'Abdeslam et d'un complice, Sofiane Ayari, un Tunisien de 24 ans qui comparaît avec lui.

Les deux jihadistes avaient été interpellés trois jours plus tard, le 18 mars, à Molenbeek, une arrestation considérée par le enquêteurs comme l'élément déclencheur des attentats du 22 mars, quand trois kamikazes se sont fait exploser à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles.

A ce procès, Salah Abdeslam et Sofiane Ayari doivent répondre de "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées", le tout "dans un contexte terroriste". Ils encourent jusqu'à 40 ans de prison.

Le procès doit durer jusqu'au vendredi 9 février (avec relâche le mercredi 7), dans un palais de justice équipé d'un dispositif de sécurité hors normes.

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