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Sur Facebook, les communistes parisiens divisés sur une alliance avec Mélenchon pour la présidentielle

Emmanuelle Becker, conseillère de Paris PCF, a expliqué dans un post facebook pourquoi elle soutenait Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Les réactions d'autres militants sur son mur montrent à quel point le débat est vif au sein du parti autour d'une alliance avec le leader des "Insoumis".

Mélenchon et le Front de gauche appelle à manifester ce Dimanche à Paris
Mélenchon et le Front de gauche appelle à manifester ce Dimanche à Paris © Jonathan Pasqué
Qui a dit qu'il n'y avait jamais de débat au sein du parti communiste ? 

Ce cliché appartientt au passé. Les réseaux sociaux et Jean-Luc Mélenchon ont fait exploser cette réputation. 

Hier soir, Emmanuelle Becker, conseillère PCF de Paris a posté un message sur sa page Facebook où elle annonce son soutien à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. "Un candidat à la présidentielle s'est déclaré qui est de notre camp : Jean-Luc Mélenchon. N'attendons pas. Ne pinaillons pas. Ne caricaturons pas. N'allons pas chercher maintenant d'autre candidat pour cette élection", écrit l'élue du 13 ème arrondissement. 



Après le ralliement de Marie-Georges Buffet, députée de Seine-Saint-Denis au début de l'été, ce message peut sembler relativement anodin. Sauf que contrairement à 2012, Pierre Laurent et la direction du PCF hésitent à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon et tentent de gagner encore du temps pour une autre forme de rassemblement. 

Mais les réactions sur le mur Facebook d'Emmanuelle Becker montrent à quel point le débat est vif au sein des militants.

"National-Populisme ! L'idiot utile de la bourgeoisie. C'est dit", commente l'un d'eux. "Tous derrière le Chef et au pas et les communistes n'ont qu'a obéir, sortir leurs chéquiers, distribuer les tracts et se taire comme au FN ! Bravo !" ajoute un autre. "Melenchon par son comportement égocentrique et suicidaire participera à l'élimination de cette gauche au premier tour et à l'élection d'un président de droite au second tour", surenchérit un troisième. "Mélenchon c'est comme les antibiotiques c'est pas obligatoire", conclut un dernier internaute. 

Emmanuelle Becker reçoit sa part d'encouragement." Bien!!! Pendant que la droite opère son offensive politique, médiatique, en occupant le terrain on va rester à compter les erreurs de Mélenchon... Bravo! C'est très productif tout ça...grrrr", commente une militante. "Beaucoup de commentaires affligeants... Tu as bien raison Emmanuelle de prendre tes responsabilités, c'est vraiment le bon sens, il n'y a pas de temps à perdre quand on regarde la situation du pays, on en a suffisamment perdu. Mélenchon est le meilleur candidat de gauche, c'est une évidence", poursuit un autre. "Je ne partage pas l'analyse d'Emmanuelle mais la réduire à être le pantin de quelqu'un est juste insultant", tempère un troisième qui vient au secours de l'élue parisienne apostrophée parfois violemment. 

Cet échange très vif saisi sur Facebook nous a semblé intéressant. Il exprime bien mieux que les subtilités ouatées des communiqués d'appareil la tension et la passion qui existent au sein de la gauche de la gauche sur le cas Mélenchon. 

Contactée par téléphone, Emmanuelle Becker estime que les mêmes débats et les mêmes argument avaient déjà eu lieu en juin 2011 avant la précédente présidentielle. 




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