Trafic routier, chauffage… Des restrictions mises en place face à la pollution aux particules fines en Île-de-France

Un nuage de pollution visible à paris en décembre 2016 (illustration). / © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Un nuage de pollution visible à paris en décembre 2016 (illustration). / © PHILIPPE LOPEZ / AFP

La préfecture de police de Paris a mis en place des mesures restrictives de circulation et de chauffage ce mercredi. Le dispositif restera actif « jusqu'à la fin de l'épisode de pollution ».

Par France 3 PIDF

Ce n’est pas forcément la nouvelle la plus réjouissante pour commencer la nouvelle année : la préfecture de police de Paris a lancé une série de mesures restrictives ce mercredi matin dès 5h30, alors que la région « connaît actuellement un épisode de pollution persistant aux particules fines (PM10) ».

« La concentration en particules fines PM10 a atteint 63 μg/m3 le 30 décembre 2019 » d’après la PP, qui explique que « les prévisions du 31 décembre 2019 d’Airparif, association agréée de surveillance de la qualité de l’aire en Île-de-France » laissaient présager d’« une concentration en particules fines PM10 comprise entre 55 et 75 μg/m3 le 1er janvier 2020, soit un dépassement du seuil d’information-recommandation fixée à 50 μg/m3 ».
Concrètement, les restrictions touchent d’abord le trafic routier. Outre « l’obligation de contournement par la rocade francilienne pour les véhicules en transit dont le PTAC excède 3,5 tonnes », la PP annonce la réduction de la vitesse maximale autorisée à :
  • 110 km/h sur les voies normalement limitées à 130 km/h
  • 90 km/h sur les voies normalement limitées à 110 km/h
  • 70 km/h sur les voies normalement limitées à 80 km/h ou 90km/h
Le dispositif concerne aussi entre autres le chauffage au bois, avec :
  • L’« interdiction de l’utilisation du chauffage individuel au bois d’appoint ou d’agrément, qui contribue fortement à l’émission de particules fines »
  • La « suspension des dérogations de brûlage à l’air libre de déchets verts »
« Pour le secteur industriel, certaines installations classées pour la protection de l’environnement font l’objet de prescriptions particulières dans leurs arrêtés d’autorisation en cas de déclenchement de la procédure d’alerte pollution », précise enfin la PP. Le dispositif d’alerte, mis en place pour « réduire les émissions de polluants dans l’atmosphère qui représentent un risque pour la santé des Franciliens », tiendra « jusqu'à la fin de l'épisode de pollution ».
 

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