Paris en tête dans la lutte contre la pollution de l'air due aux transports, d’après Greenpeace, le RAC et l’Unicef

Un brouillard de pollution atmosphérique au-dessus de la capitale, le 6 décembre 2017 (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
Un brouillard de pollution atmosphérique au-dessus de la capitale, le 6 décembre 2017 (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Paris est « en bonne voie » en matière de lutte contre la pollution de l’air causée par les transports, d’après un classement réalisé par Greenpeace, le RAC et l’Unicef. La capitale tient la première place devant le reste des grandes villes françaises.

Par PDB / France 3 PIDF / AFP

Numéro 1, devant Grenoble et Strasbourg : Paris arrive en tête d’un classement publié mardi par Greenpeace, le réseau action climat (RAC) et l'Unicef France - l'agence de l'Organisation des Nations unies (ONU) centrée sur la protection de l'enfance. Une étude qui vise à comparer les grandes villes les plus actives en matière de lutte contre la pollution de l'air due aux transports.
Sortie des véhicules polluants, réduction de la place de la voiture, aides financières pour favoriser la transition des modes de mobilité, développement du vélo ou encore des transports en commun… L’enquête, qui concerne les 12 principales agglomérations de France, compile les politiques menées sur 17 points différents, répartis en six « enjeux clé » assortis chacun d'un « coefficient » d'importance.

"Aucune ville exemplaire" mais des agglomérations "en bonne voie"

Si, d’après Lorelei Limousin, du RAC, « il n'y a aucune ville exemplaire », Paris fait partie des villes « en bonne voie », soit la meilleure catégorie du classement. De quoi réjouir la maire PS Anne Hidalgo, alors qu'approchent les municipales : « Très fière de voir Paris en tête du classement des villes françaises qui agissent le plus contre la pollution de l’air, selon Greenpeace, l’Unicef et le RAC. On continue ! ». Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris chargée de l'environnement, met elle en avant des « politiques ambitieuses » et un « courage politique ».
La capitale, comme les autres villes, n'arrive toutefois pas à actionner à la fois tous les leviers pointés du doigt par l’étude, même si aucun thème n’est « en retard » dans le cas parisien. Paris est notamment la seule notée « en bonne voie » sur les deux thématiques « sortie des véhicules polluants » et « réduction de la place de la voiture ».

Paris, un cas "particulier"

Dans le reste du classement, suivent Lyon, Nantes, Bordeaux et Lille à égalité, Rennes puis Toulouse parmi les agglomérations « encore timides ». Montpellier, Nice et Marseille, « en retard », ferment la marche. A noter par ailleurs que la France fait en ce moment l'objet d'une procédure judiciaire de l'Union européenne pour dépassement des normes en matière de pollution de l'air, causée entre autres par les émissions dues au transport routier.
La comparaison publiée ce mardi a ceci dit des limites : le cas de Paris est en effet « particulier », comme le reconnaissent les auteurs de l’enquête, car les niveaux de compétences varient selon les sujets et la Métropole Grand Paris a comparativement moins de pouvoirs que d'autres structures similaires. Le classement se concentre ainsi sur « les indicateurs communaux et en particuliers parisiens ».
 

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