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Parti pirate et cannabis... Une liste alternative présentée dans un squat à Paris

Extrait d'une vidéo de campagne de la liste Fluo. / © YouTube
Extrait d'une vidéo de campagne de la liste Fluo. / © YouTube

La Fédération libertaire unitaire et ouverte (Fluo), un collectif de groupements écologistes, LGBT, de défense des droits des prostitués ou encore de légalisation du cannabis, a présenté mardi dans un squat parisien ses têtes de listes pour les élections régionales de décembre en Île-de-France.

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

"Que l'on arrête de penser que pour être candidat il faut avoir fait tel type d'étude, qu'il faut être notable", explique Sylvain de Smet, tête de liste du collectif francilien Fluo pour les élections régionales. Cet ancien d'EELV a "franchi le pas" fin juin en quittant son parti pour réunir des formations qui se rejoignent sur un point: la défense et la représentation "des exclus".

Du Parti pirate à la défense des prostituées​

Sur ces listes, on retrouve pêle-mêle le Parti pirate, qui défend les libertés fondamentales sur internet, le syndicat du travail sexuel, des militants LGBT, Cannabis sans frontière, des organisateurs de Free Party (fête de musique électronique) ou encore des "street artistes".

"Fluo regroupe tous ceux qui sont en accord pour vivre avec ces mouvements (...) qui font référence à des personnes exclues, des gens non représentés", résume, Thomas Watanabe-Vermorel, numéro 2 sur la liste de Paris et membre du parti pirate.

Au programme de cette liste composite, l'ouverture du droit de vote aux résidents étrangers, la "régulation expérimentale du marché du cannabis dans le champ de l’économie sociale et solidaire" ou encore le "soutien aux cultures alternatives".

Déposer des listes, "c'est déjà une grande victoire"

Alors avoir pu déposer lundi cette liste avec 225 candidats "c'est déjà une grande victoire", précise-t-il. "Nous avons eu beaucoup de difficultés pour monter notre liste à cause des entraves administratives."

"On n'a pas de bureaux, pas de locaux, pas de structure", indique Sylvain de Smet, mais "on a besoin de fonds" pour les documents électoraux à la charge des candidats avant un hypothétique remboursement si la liste franchit le seuil des 5 % au premier tour. "A minima 50.000 euros" avec une campagne de dons, détaille Farid Ghehioueche, tête de liste dans l'Essonne et fondateur de Cannabis sans frontière.

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