Dépistage dans les aéroports : à Roissy, 3000 tests quotidiens les week-ends

Dès ce samedi, partout en France, les tests sont obligatoires pour les passagers provenant de 16 pays où le coronavirus circule très fortement. Reportage à Roissy, qui concentre, avec Orly, un tiers des entrées sur le territoire national.

Un centre de dépistages à Roissy, ce samedi.
Un centre de dépistages à Roissy, ce samedi. © D. Morel / France 3 PIDF
C’est une initiative nationale : à partir de ce samedi 1er août, les voyageurs provenant de 16 pays classés "écarlates" doivent obligatoirement présenter la preuve d’un test PCR négatif de moins de 72h. Comme l’explique l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France à France 3 Paris Île-de-France, le coronavirus circule "très fortement" dans les zones en question.

Parmi ces pays, les personnes provenant des Émirats arabes unis, des États-Unis, de Bahreïn et du Panama – tous capables de proposer un test sur place selon les autorités françaises – le test est obligatoire 72h avant le départ. Pour les autres pays listés, "où il n’est pas possible de se faire tester" sur place, le test est obligatoire à l’arrivée. Il s’agit de l’Afrique du Sud, du Koweït, du Qatar, d'Israël, du Brésil, du Pérou, de la Serbie, de l’Algérie, de la Turquie, de Madagascar, de l’Inde et d'Oman. A noter que les enfants de moins de 11 ans ne sont pas concernés. Et pour rappel, pour les 16 pays "écarlates", l’entrée sur le territoire nationale n’est autorisée que pour les ressortissants français et les personnes qui habitent en France, en raison de la fermeture des frontières.

Pour ce qui est de la procédure, en attendant le résultat des tests, les voyageurs doivent se placer en "isolement volontaire". Et en cas de test positif, les passagers sont recontactés et doivent respecter une quatorzaine, plus ou moins longue selon la présence ou non de symptômes.

3000 tests quotidiens à Roissy pour "les journées intenses"

En région parisienne, Orly et Roissy concentrent un tiers des entrées sur le territoire français. D’où un effort particulier : à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, 3000 tests quotidiens sont prévus pour "les journées intenses", en week-end par exemple.

Outre les tests obligatoires, il existe aussi dans les aéroports franciliens des centres de dépistage en accès libre et sans rendez-vous. Dans les couloirs de Roissy, un jeune homme en provenance du Japon explique ainsi avoir voulu faire le test "pour être sûr de ne pas contaminer [sa] famille" : "Il y a des personnes potentiellement à risque dans mon entourage, donc je préfère par pure prévention". Même décision de la part d’un couple revenu d’un voyage de noces prolongé depuis mars en Arménie : "Nous avons choisi de faire ce test pour ne pas trop mettre en danger nos proches".

J’aimerais bien qu’on le fasse pour ma famille, donc je le fais pour les autres.

Un passager en provenance de la Guadeloupe


Même précaution du côté d'un ambulancier, en provenance de la Guadeloupe : "Pour moi, c’est naturel. Je l’ai fait avant de partir, je le fais en revenant. On protège les autres, c’est normal. Pas inquiet, mais personne n’est à l’abri. J’aimerais bien qu’on le fasse pour ma famille, donc je le fais pour les autres." Mais pour un autre voyageur revenant aussi de Guadeloupe, la décision diffère : "Je ne vais pas le faire, tout simplement parce que je l’ai fait récemment lors d’un autre voyage, et c’était négatif".

Pour certains spécialistes des pathologies infectieuses, la pertinence d’imposer les tests est à questionner. Pour le Professeur Eric Caumes de la Pitié-Salpetrière, interrogé par France 2, la méthode "la plus efficace sur le plan épidémiologique" reste la quarantaine.
 
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Dans les aéroports, des tests désormais obligatoires pour les passagers provenant de 16 pays

 
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