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Salon musulman à Pontoise : une plainte déposée contre les Femen

Samedi 12 septembre, deux militantes Femen, se sont invitées sur la scène du Salon musulman de Pontoise. / © Femen France
Samedi 12 septembre, deux militantes Femen, se sont invitées sur la scène du Salon musulman de Pontoise. / © Femen France

Selon le parquet de Pontoise, les organisateurs d'un salon musulman organisé dans le Val-d'Oise, perturbé samedi par l'intervention de deux membres du groupe féministe Femen, ont déposé plainte pour "exhibition sexuelle" contre les deux jeunes femmes.

Par VP avec AFP

Samedi lors du Salon musulman qui se tenait à Pontoise (Val d'Oise), elles avaient fait irruption, seins nus, sur une scène où deux imams donnaient une conférence. Les deux militantes avaient été brutalement expulsées par le service d'ordre, aidé par des membres du public.

Dans un communiqué la société IslaEvent qui a organisé la troisième édition de ce salon qui mettait "la femme à l'honneur" a déclaré "La démarche des Femen est irresponsable, mensongère et constitue un déni de liberté d'expression." "A cet égard, la société IslaEvents et plusieurs familles ont engagé des poursuites judiciaires."
Les deux "sextivistes", qui ont des "marques visibles" sur le corps, vont à leur tour déposer plainte pour "violences" contre les organisateurs du salon de Pontoise, a de son côté déclaré à l'AFP Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris



Deux versions contradictoires

Dimanche, Inna Shevchenko avait déclaré à l'AFP que les "deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s'il faut battre ou non sa femme", quand les deux militantes âgées de 25 et 31 ans sont entrées en action. "L'un d'eux avait appelé à suivre l'exemple du prophète, qui ne bat pas sa femme", a-t-elle tenu à compléter mardi.

Vidéo Femen à Pontoise


IslaEvents a démenti qu'un "débat" se soit tenu sur "la question de la violence à l'encontre des femmes". "Toutes les interventions ont, au contraire, visé à valoriser le statut de la femme en islam et à rejeter toute forme de violence envers elles", ont affirmé les organisateurs, rappelant que la tenue de ce salon avait été autorisée par la préfecture.

Dans un communiqué, les prédicateurs visés par les Femen, Nader Abou Anas et Mehdi Kabir, tous deux salafistes quiétistes, ont assuré avoir rappelé, dans leurs propos publics, "l'importance de respecter, de bien se comporter envers les femmes, leur accorder tous leurs droits". "Nous condamnons sans réserve toute violence morale ou physique faite aux femmes, que ce soit la violence domestique ou le viol", ont-ils ajouté.

Des prédicateurs controversés

Pourtant selon le Monde ces deux prédicateurs visés par les Femen et les nombreuses critiques sur la tenue de ce salon musulman se sont illustrés par leur position radicale au sujet des femmes et du voile.
Sur son site le quotdien rapporte les propos de Mehdi Kabir, imam à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) : « Comment est-ce que le mari peut se permettre de laisser sa femme sortir ainsi [sans voile], comment le frère peut se permettre de laisser sa sœur sortir ainsi ? Le père laisser sa fille sortir ainsi ? » Il qualifierait les femmes qui se parfument de « fornicatrices ».
Nader Abou Anas, directeur de l’association religieuse et culturelle D’CLIC à Bobigny (Seine-Saint-Denis), il déclarait que les anges « maudissent toute la nuit » les femmes « qui se refusent à leur mari ».

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