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Suicide d’un enseignant dans le Val-d’Oise : « On travaille dans un climat où on ne nous fait plus confiance »

En école primaire, les enseignants subissent parfois une pression importante de la part des parents d’élèves (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
En école primaire, les enseignants subissent parfois une pression importante de la part des parents d’élèves (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Le drame est dans tous les esprits à Eaubonne (Val-d'Oise), une semaine après le drame. Soupçonné de violences par une mère d’élève, un professeur n’a pas supporté et s’est suicidé. Un décès qui met en lumière la pression subie par les enseignants.

Par France 3 Paris IDF

Sur la grille de l'école Flammarion à Eaubonne, un petit mot : « Monsieur Willot nous a quittés le vendredi 15 mars 2019 ». Soupçonné de violences par la mère d'un de ses élèves, l’enseignant n’a pas supporté.

Trois jours après le dépôt d’une plainte par la femme, pour violences aggravées sur mineur, l’homme s’est suicidé à l’âge de 57 ans.
Suicide d’un enseignant dans le Val-d’Oise : « On travaille dans un climat où on ne nous fait plus confiance »
Intervenants : Grégoire Dublineau, maire d'Eaubonne (LR) // Dana-Marion Julien, mère de deux élèves de l'école Flammarion d'Eaubonne // Une enseignante dans le Val-d'Oise. - Tania Watine / Isabelle Audin

Jean Willot, un professeur décrit comme « calme » et « souriant »

Professeur en CP, Jean Willot avait été convoqué par sa hiérarchie pour s’expliquer. Un rendez-vous auquel il ne s’est pas rendu : son corps a été retrouvé en forêt, avec des lettres expliquant qu’il était innocent.

Un enseignant violent envers ses élèves ? Inimaginable pour certains, rassemblés au cimetière de Montlignon jeudi dernier dans la matinée, la semaine suivant le drame. Le prof semblait en effet au contraire connu pour sa « gentillesse », sa « générosité », son « calme » et son caractère « souriant ».
 

« Pour un oui ou pour un non, les parents vont aller déposer plainte »

A noter que Jean Willot n’était pas dépressif. Certains enseignants du Val-d’Oise sont inquiets, face à un contexte compliqué : « On nous accuse de maltraiter les enfants… Pour un oui ou pour un non, les parents vont aller déposer plainte à la police. On est régulièrement convoqué au commissariat pour s’expliquer, on travaille dans un climat où on ne nous fait plus confiance. »
 
Chaque semaine, des plaintes sont déposées contre des professeurs dans le département. La plupart est classée sans suite.

Une minute de silence sera observée par les enseignants de toute la France, mardi 25 mars.
 

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