Un adolescent victime d'un tir de LBD en plein visage à Argenteuil

La police plaide la légitime défense et affirme que le groupe de policiers visé samedi soir était encerclé par une "bande de jeunes délinquants".

Un jeune homme âgé de 14 ans a été pris en charge après avoir reçu un tir de LBD en plein visage samedi 8 novembre. Il est aux alentours de 20h lorsque, selon le récit de la police, un groupe de jeunes s'avance vers le poste de police de la dalle d'Argenteuil (Val d'Oise) et vise les policiers présents.

"Nos collègues ont rencontré une vingtaines d'individus. Ils lançaient des mortiers sur des voitures où étaient présents des policiers. Ces derniers ont riposté et les ont dispersés", affirme Audrey Vagner, secrétaire générale d'Alliance 95.

"Vers 20 heures, subissant de nouveau plusieurs tirs de mortiers dans leur direction, les policiers ont identifié un individu se détachant du groupe, porteur de mortiers et effectuant plusieurs tirs. Agissant en état de légitime défense, les policiers ont alors répliqué avec des armes de catégorie intermédiaire (lacrymogènes et lanceurs de balles de défense de calibre 40)", indique la préfecture du Val d'Oise par communiqué.

La préfecture ajoute que "Ce dernier a été interpelé, conduit à l’hôpital pour soins, tout en étant placé en garde à vue pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

La famille de cet adolescent n'a pas pu être jointe.

Un commissariat plusieurs fois visé

150 policiers (dont des CRS), ont été déployés "afin d’occuper de manière préventive et dynamique le secteur des Terrasses d’Argenteuil", conclu le communiqué de la préfecture du département.

Depuis une quinzaine de jours, en effet, de fortes tensions ont lieu entre policiers et certains jeunes de cette commune du Val d'Oise. Le commissariat ciblé, situé sur la dalle d'Argenteuil, a déjà été visé par des tirs de mortiers la semaine passée.

Lundi 2 novembre, selon le Parisien, une vingtaine d'hommes s'en sont pris à l'édifice et tenté de l'incendier.

"On avait demandé à ce qu'il ferme il y a deux ans, pour protéger les collègues comme les victimes car il n'y a pas assez de sécurité", indique Mme Vagner.

Une précédente tentative avait eu lieu en mai 2020 et le commissariat avait fermé puis rouvert sur l'injonction du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, mais seulement deux heures par jour, lorsque les effectifs le permettait.

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