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Val-d'Oise : les policiers priés de laisser leur arme au service après le suicide de deux d'entre eux

La direction générale de la police nationale a ordonné à tous les policiers du Val-d'Oise de déposer leur arme de service sur leur lieu de travail avant de regagner leur domicile. Une mesure exceptionnelle après les suicides de deux fonctionnaires de ce département  vendredi 12 septembre 2014.

Par AN / AFP

Les quelque 2.000 policiers du département du Val d'Oise doivent tous déposer leurs armes de service après leur travail sur ordre de leur hiérarchie après le suicide de deux de leurs collègues vendredi dernier, selon l'AFP.

Un syndicat de police, Synergie (seconde organisation d'officiers) a jugé cette mesure "inadmissible et inappropriée" tandis que le Direction générale de la police nationale (DGPN) a dit mercredi 17 septembre 2014 à l'AFP qu'elle avait été décidée "dans un souci de protection et de prévention". Selon la DGPN, après le suicide coup sur coup, vendredi, de deux policiers du Val d'Oise à l'aide de leurs armes de service, la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP) a demandé "le soir même" à ses troupes de déposer leurs armes en quittant leur service. "C'est à titre conservatoire et provisoire" en "attente" d'une réunion avec la "cellule de veille" dédiée aux suicides et mise en place dans la police, à grande échelle, il y a quelques années.

Pour Synergie, cette mesure est une "infantilisation" des policiers et le syndicat met en avant la "mise en danger de leur intégrité" en invoquant à cet égard le règlement général d'emploi de la police sur les armes. Celui-ci stipule que le policier hors service est autorisé à porter son arme de service sur son ressort territorial d'exercice de son métier ou sur son trajet domicile/lieu de travail. Il ne peut alors l'utiliser que dans le cadre de sa fonction. Sont généralement totalement désarmés les policiers dits "vulnérables" comme ceux fragiles psychologiquement. Synergie exige la levée de la "consigne" mise en oeuvre dans le Val d'Oise, "dans l'intérêt des policiers".

Les suicides sont un problème récurrent dans la police et leur taux est un peu plus élevé que celui de la moyenne de la fonction publique et de la moyenne nationale, selon les études réalisées à ce sujet, soit une cinquantaine par an. Il y en a eu une dizaine cet été, selon plusieurs sources policières, "sans lien direct" établi avec la fonction de policier, ce qu'ont également souligné ces mêmes études.


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