Choisy : en grève, les salariés de Renault mobilisés contre la fermeture de leur usine

Contre la fermeture annoncée de leur site, les salariés de Renault à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) mènent une grève depuis mardi. Les syndicats et des salariés deu groupe de la France entière sont venus les soutenir.

L’usine Renault de Choisy-le-Roi, qui rassemble 260 salariés.
L’usine Renault de Choisy-le-Roi, qui rassemble 260 salariés. © IP3 PRESS/MAXPPP

Annoncée à l’horizon de 2022, la fermeture de l’usine Renault de Choisy-le-Roi provoque la colère des salariés, rassemblés ce mercredi comme chaque matin aux portes du site. Les 260 personnes concernées devront à terme rejoindre le site de Flins (Yvelines), à 60 km de là. Une décision qui ne passe pas. "Je ne peux pas, je suis fatigué, je suis usé, alerte Dominique Denis, opérateur. 40 ans de boîte… J’ai tapé dans la ferraille pendant des années."

Sur les 14 sites que compte le groupe industriel en France, Choisy est le seul concerné par une telle annonce. Le mouvement a reçu le soutien d’autres salariés du groupe, venus de toute la France. "Plusieurs sites de Renault sont représentés ce matin pour soutenir les collègues de Choisy, mais aussi tous les collègues en ce moment, parce qu’on est tous dans l’incertitude, explique Fabien Gloaguen, délégué syndical FO Renault-Sandouville. C’était un devoir d’être ici."

"Il n’y a pas de plans sociaux sans souffrances, sans humiliations"

Avec le transfert d’activité, les salariés s’inquiètent pour leur avenir. "Sur le site de Flins, il y a 1 500 intérimaires, il y a 2 600 CDI, et il y a des sous-traitants, souligne Philippe Gommard, délégué syndical CGT Renault-Flins. Ça fait 4 500 travailleurs, et ce n’est pas l’activité de l’usine de Choisy délocalisée à Flins qui garantira l’emploi." Le combat mené par les salariés de Choisy est aussi politique. "Il n’y a pas de plans sociaux sans souffrances, sans humiliations, sans difficultés, affirme Pascal Savoldelli, sénateur PCF du Val-de-Marne. Donc il faut obtenir que l’Etat pèse sur la stratégie de Renault pour revoir la copie sur ses choix stratégiques de filière automobile." Alors que la mobilisation continue, une manifestation est prévue samedi.
 
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