Harcèlement scolaire : un mineur interpellé pour menaces de mort et transphobie envers une lycéenne

Ce lundi, un mineur a été interpellé pour soupçons de harcèlement transphobe et menaces de mort vis-à-vis d'une autre élève sur une boucle Instagram.

Un mineur de 14 ans a été interpellé en plein cours, ce lundi, dans un collège d'Alfortville dans le Val-de-Marne. Il est soupçonné de menaces de mort et de harcèlement transphobe envers une autre élève âgée de 15 ans. Le collégien arrêté est accusé d'avoir notamment incité au suicide cette lycéenne sur le réseau social Instagram.

"Les policiers auraient pu attendre qu'il soit en dehors du collège", a indiqué à France Télévisions une membre du collectif de parents d'élève du collège au sujet de son interpellation en classe.

Le rectorat de l'académie s'est interrogé sur la méthode employée par les forces de l'ordre.
"Nous échangeons avec les autorités concernées pour comprendre dans quelles conditions des policiers ont pu être amenés à intervenir dans un établissement scolaire pour procéder à l'interpellation d'un élève en classe", a-t-il indiqué dans un communiqué.

L'adolescent ne connaissait pas la victime et n'est pas scolarisé dans le même établissement, a indiqué le procureur à France Télévisions. Il a été invité la semaine dernière dans un groupe Instagram dans lequel se trouvaient plusieurs jeunes, dont la victime. Le père de cette dernière a ensuite signalé les faits au commissariat, ce qui a entraîné l'interpellation du collégien.

L'affaire a débuté quand les parents d'une lycéenne de 15 ans ont obtenu d'être reçus lundi matin par la proviseure du lycée Maximilien-Perret d'Alfortville, où la victime est scolarisée en classe de seconde, a indiqué le rectorat. Grâce à l'exploitation de captures d'écran, les policiers ont identifié l'auteur de ces messages. 

L'adolescent présenté à un magistrat

Selon nos informations, le mineur a été présenté à un magistrat ce mardi. Il sera pris en charge et suivi par la protection de la jeunesse dans le cadre d'une mesure de réparation éducative. Il sera laissé libre sans autre contrainte comme le veut la loi pour les mineurs de moins de 15 ans.

Selon une source proche de l'enquête, c'est un de ses camarades de classe qui l'a fait entrer dans la boucle Instagram. Avec les autres membres, il se serait moqué de la victime en phase de transition de genre.

Cette affaire intervient après plusieurs cas de harcèlement scolaire et le suicide de Nicolas, lycéen de Poissy dans les Yvelines quelques jours après la rentrée. Devant les recteurs, le ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal, a demandé lundi un "électrochoc à tous les niveaux" dans la lutte contre le harcèlement.