Le procès de deux ex-policiers rejugés dans l’affaire du viol du 36 quai des Orfèvres renvoyé

Les deux accusés avaient déjà été jugés en 2019 pour avoir violé une touriste canadienne en 2014. Le procès a été renvoyé après les premières audiences ce mardi matin.  

Deux anciens membres des Forces de l’Ordre étaient jugés ce mardi en appel pour des faits qui remontent à 2014. Les deux policiers sont accusés d’avoir violé une touriste canadienne au siège de la PJ parisienne, au 36 quai des Orfèvres. Le procès a été renvoyé après les premières audiences ce mardi matin. Ce renvoi fait suite à l'hospitalisation de Me Thierry Herzog, avocat de la défense. Son hopitalisation fait elle suite à un malaise dont il a été victime lors du procès Bygmalion ce lundi. Lors du premier jugement en novembre 2019, les deux membres de la BRI avaient été reconnus coupables du viol d’Emily Spanton. 

Antoine Q. et Nicolas R. avaient été condamnés à sept ans de réclusion après que la cour ait relevé dans son verdict "les déclarations constantes de la victime" jugeant que les accusés avaient, eux,  "des dépositions évolutives"  et  "peu crédibles."  

"Des faits particulièrement graves commis contre une femme sous l’emprise de l’alcool"

Les faits se sont déroulés le 22 avril 2014. La touriste canadienne avait croisé les deux policiers dans un bar de l’Île de la Cité. A la suite d’une soirée particulièrement alcoolisée, Emily Spanton avait jugé plus sécurisant de se rendre dans le commissariat plutôt que de rentrer à son hôtel en état d’ébriété. Vers 2h du matin, en sortant des locaux de la PJ en état de choc, elle dénonçait aussitôt un viol collectif.

Des allégations que les accusés contestent. Dans son verdict, la cour précise qu’elle a pris en compte la  "particulière gravité des faits commis à l’encontre d’une femme sous l’emprise de l’alcol" . Rejugé pendant trois semaines, Nicolas R. entend "contester fermement les accusations portées contre lui"  annonce son avocat. Le magistrat avait déclaré lors du premier procès que les accusés n’avait pas agi comme des policiers mais comme des usurpateurs ce soir-là. Le verdict du procès est attendu le 8 juillet prochain.                            

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société police sécurité