Les travaux du premier téléphérique d'Île-de-France bientôt lancés dans le Val-de-Marne

Publié le
Écrit par Marc Taubert

Une consultation publique sera lancée du 24 mars au 4 avril pour déterminer le design extérieur des cabines du Câble 1, le nom de ce futur téléphérique qui doit entrer en service en 2025.

Jusqu'à présent, les habitants de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) n'avaient pas beaucoup de choix en matière de transports en commun. Seul le RER D passe dans la commune de 35 000 habitants. Mais d'ici à 2025 (si tout se passe comme prévu), ils pourront emprunter le premier téléphérique de la région.

Île-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports franciliens, a validé l'avant-projet, ce qui "va permettre concrètement de lancer les travaux" du téléphérique reliant Créteil à Villeneuve-Saint-Georges via Limeil-Brévannes et Valenton.

"C'est une étape de plus dans la longue bataille que l'on mène depuis de longues années", se réjouit Thomas Khabou, co-porte-parole du collectif Vite le Téléval (l'un des deux anciens noms du téléphérique). "Plus qu'un mode de transport, c'est un outil de justice territoriale pour nos territoires très mal desservis qui ont plus de chômage que la moyenne départementale".

16 000 passagers par jour

"La fréquence de passage entre chaque cabine sera inférieure à 30 secondes. Le temps du voyage d’un bout à l’autre de la ligne sera d’environ 18 minutes", promet IDFM. 16 000 passagers sont attendus sur la ligne chaque jour avec 1 600 passagers aux heures de pointe.

"Ce que l'on a pu entendre lors de la présentation du projet, c'est le sentiment de fierté avec le premier téléphérique d'Île-de-France. C'est un symbole que l'on investisse dans ces territoires. Puis il aura une réelle utilité. Le nombre d'emplois accessibles en 30 min va passer de 21 200 à 94 900, soit une augmentation de 350%", poursuit M. Khabou.

À titre d'exemple, il cite la ville de Valenton où il n'y a plus de médecins généralistes : "Le téléphérique réduit les temps de transports, les bouchons. Concrètement, cela va améliorer la qualité de vie de nombreux usagers".

132 millions d'euros

Mais les 33 pylônes qui vont être construits ne sont pas du goût de tout le monde. En particulier à Créteil, une association de riverains, l'Association des Sarrazins Sud de Créteil (le nom d'un quartier de la commune, ndlr), craint de se retrouver avec une file ininterrompue de voyeurs au-dessus de leurs têtes.

"Notre idée n'est pas de faire le téléphérique à tout prix. Nous avons amélioré le projet et pris des mesures pour éviter que ce soit trop bruyant. Les cabines vont aussi monter plus rapidement pour éviter de voir l'intérieur des logements", rétorque Thomas Khabou.

Ainsi, comme le relève le média 94 Citoyens, "Dans le tracé final, présenté dans l’enquête publique, la hauteur du téléphérique a été élevée à 40 mètres au niveau des Sarrazins, pour passer au-dessus des immeubles".

Le coût final du projet devrait s'élevé à 132 millions d'euros financé pour moitié par la Région, le reste étant partagé entre le département et l'État.