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Mort d’Arsène Tchakarian, ancien résistant et dernier survivant du groupe Manouchian

Arsène Tchakarian, chez lui à Vitry-sur-Seine, en 2011. / © JOËL SAGET / AFP
Arsène Tchakarian, chez lui à Vitry-sur-Seine, en 2011. / © JOËL SAGET / AFP

L’ancien résistant est décédé à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, à l’âge de 101 ans. Pendant la guerre, il s'était illustré au cœur du célèbre groupe Manouchian, dont 22 membres avaient été exécutés par les Nazis en février 1944 au Mont-Valérien.

Par France 3 Paris IDF

C’était le dernier membre en vie du groupe Manouchian, célèbre réseau constitué de 23 résistants communistes face à l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre Mondiale. Arsène Tchakarian, mort samedi 5 août à l’âge de 101 ans, disparaît donc après Henri Karayan, autre membre du groupe, lui décédé à Paris il y a sept ans, à l’âge de 90 ans.

Né en Turquie en 1916 en plein génocide arménien, Arsène Tchakarian arrive dans la capitale française 14 ans plus tard. Au moment de la guerre, il s’engage au sein du réseau Manouchian, composé d’immigrés communistes et antifascistes, et visé par les Nazis avec la célèbre « Affiche rouge ».
 

Naturalisé français 13 ans après la Libération

En février 1944, 22 membres du groupe seront exécutés par les Allemands, au Mont-Valérien. Caché à Paris grâce à un policier, Arsène Tchakarian est exfiltré vers Bordeaux où il continuera à combattre jusqu'à la défaite de l’occupant.

Après la Libération, l’ancien résistant s’installe dans un pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), transformé par ses soins en centre d'archives. De lycée en collège, le vieil homme – père de six enfants – continuait jusqu’à il y a peu à partager son témoignage, et militait pour la reconnaissance du génocide arménien.

Décoré après-guerre, il a toutefois dû attendre jusqu'en 1958 avant d’obtenir la nationalité française. Il est titulaire de la Légion d'honneur depuis 2012.

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