Policier blessé par mortier d'artifice à Bonneuil-sur-Marne : six mineurs en garde à vue

Dimanche, trois policiers en patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) de Créteil ont été pris à partie par des jeunes qui les ont visés avec des tirs de mortiers d'artifice.
L'un des trois policiers attaqué au mortier d'artifice dimanche a été brûlé au second degré au bas du dos. Il s'est vu délivrer 15 jours d'interruption temporaire de travail (ITT).
L'un des trois policiers attaqué au mortier d'artifice dimanche a été brûlé au second degré au bas du dos. Il s'est vu délivrer 15 jours d'interruption temporaire de travail (ITT). © Photo MaxPPP

Six mineurs âgés de 14 à 16 ans étaient en garde à vue prolongée ce mardi matin, soupçonnés d'avoir participé à la prise à partie violente dimanche à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) de policiers, au cours de laquelle un fonctionnaire a été brûlé au bas du dos, a indiqué le parquet de Créteil à l'AFP.

Venu apporter son soutien aux policiers du commissariat de Créteil, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé une "véritable tentative d'assassinat". "On a frôlé le drame à Bonneuil", a-t-il assuré lundi soir devant des caméras.

15 jours d'ITT

Dimanche, trois policiers en patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) de Créteil ont été pris à partie par des jeunes qui les ont visés avec des tirs de mortiers d'artifice, à Bonneuil-sur-Marne, ville de près de 16 000 habitants située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Paris. L'un d'entre eux a été brûlé au bas du dos par un mortier d'artifice, qui a atterri à l'intérieur du véhicule des policiers.

Interrogé par l'AFP dans la foulée, le parquet a précisé que le pronostic vital du policier n'était pas engagé. Selon une source proche du dossier, le policier trentenaire, brûlé au second degré, s'est vu délivrer 15 jours d'interruption temporaire de travail (ITT).

"D'autres recherches"

Les six jeunes suspects, originaires du Val-de-Marne et "dont certains sont connus des services" de police, sont en garde à vue dans le cadre d'une enquête confiée à la Sûreté départementale pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, complicité de cette tentative, violences aggravées, menaces de mort et enregistrement et diffusion d'images violentes, a détaillé le parquet.

"On est en train de vérifier leur participation" aux violences, a expliqué le parquet, sans toutefois préciser si l'auteur des faits pouvait appartenir à ce groupe de six mineurs. Les enquêteurs réalisent actuellement "d'autres recherches pour faire d'autres identifications éventuelles", a ajouté le parquet.

Répondre "fermement"

Lundi soir, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a loué le "courage" des policiers du Val-de-Marne, devant le commissariat de Créteil, où il s'est rendu pour "les soutenir". "Leur courage dimanche montre qu'il n'y a pas de quartier perdu de la République et que les policiers sont partout", a-t-il affirmé. Dans la soirée de dimanche, le jour des faits, M. Darmanin avait également affirmé sur les réseaux sociaux que "tirer des mortiers contre des policiers, c’est vouloir les blesser ou les tuer".

"L’État répondra fermement à ces actes violents contre nos policiers", a-t-il ajouté dans son message.

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