Policiers blessés par des mortiers d'artifice à Bonneuil : nouvelle mise en examen

Dimanche 25 juillet, trois policiers en patrouille à Bonneuil-sur-Marne étaient ciblés par des mortiers d'artifice, brûlant l’un des fonctionnaires au deuxième degré au bas du dos. Un jeune de 16 ans, soupçonné d'être l'auteur du tir, vient d’être mis en examen mardi.
La Sûreté départementale est chargée de l'enquête (illustration).
La Sûreté départementale est chargée de l'enquête (illustration). © BERTRAND GUAY / AFP

Il est âgé de 16 ans. Un jeune homme, soupçonné d’avoir visé des policiers avec des mortiers d’artifice à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), a été mis en examen mardi et incarcéré, selon le parquet de Créteil. Il a été placé sous mandat de dépôt provisoire, en attente d’un débat différé devant un juge des libertés et de la détention, prévu ce vendredi.

L’individu en question était déjà connu des services de police pour un tir de mortier d'artifice. Il s’agit de la seconde personne à être poursuivi pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique en bande organisée" dans cette affaire, après un autre jeune aussi agé de 16 ans. 

Les faits remontent au 25 juillet. Trois policiers de la brigade anticriminalité de Créteil, en patrouille à Bonneuil, étaient alors ciblés par des tirs de mortiers d'artifice. L'un des fonctionnaires, âgé de 37 ans, a été brûlé au deuxième degré au bas du dos. Son pronostic vital n’a toutefois pas été engagé. Le policier s'est vu reconnaître 15 jours d'ITT.

L’enquête toujours en cours pour identifier des participants "actifs"

Ses deux collègues, eux, ont été blessés aux tympans. Ils se sont vu attribuer respectivement 15 et 10 jours d'ITT. Les deux hommes "présentaient des pertes d'audition" d’après le parquet de Créteil.

La Sûreté départementale est chargée de l'enquête, ouverte pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, complicité de cette tentative, violences aggravées, menaces de mort et enregistrement et diffusion d'images violentes". La semaine dernière, cinq mineurs âgés de 14 à 16 ans ont été placés en garde à vue puis remis en liberté.

Les investigations se poursuivent pour identifier d'autres participants "actifs". Au moment des faits, un total d'une "quarantaine de jeunes" étaient réunis sur place.

 

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