Du haut de ses 16 ans, Marine est déjà une vraie pilote d'avion

© France 3 Paris Ile-de-France
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Voler c'est un loisir, mais aussi une addiction pour celles et ceux qui le pratiquent. C'est le cas de Marine, qui vient de passer son brevet de pilote à l'aéroclub de Chavenay, dans les Yvelines.

Par France 3 Paris Ile-de-France

A 16 ans, Marine ne conduit pas de voiture mais pilote... des avions. Aujourd'hui, à l'aéroclub de Chavenay dans les Yvelines, la l'adolescente s'apprête à passer on brevet de pilote. "Voler, c'est comme quand on nage dans l'eau... mais dans le ciel", explique-t-elle de façon évasive.
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Le regard concentré, un brin stressée, Marine effectue les dernières vérifications mécaniques indispensables avant d'embarquer à bord d'un DR-221, l'avion-école qu'elle va devoir manoeuvrer. Une fois à bord et après avoir enfilé son casque d'aviateur sur la tête et réalisé un check-up du tableau de bord, c'est parti pour une heure de vol au-dessus de l'Ile-de-France sous l'oeil attentif de son instructeur assis côté passager.

Mais avant cela, Marine à dû pratiquer. A son compteur, un minimum de six heures de vol, quatre heures en solo supervisé et une vingtaine d'atterrissages. Il y a également eu un passage obligatoire par la théorie, composée de briefing et de révisions pour lesquelles il faut assurer en mathématiques et en physique.
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Au programme : pression atmosphérique, influence du vent sur l'engin, conditions météorologiques, portance, connaissance des différentes partie de la machine...

Consciente que cette partie théorique est une nécessité pour suivre obtenir la formation possible, la jeune aviatrice ne cache pas pour autant son point de vue. "C'est indispensable pour commencer mais ce n'est pas ça qui fait un vrai pilote."

Mais sortons le nez des cahiers et retournons dans les airs. Là-haut, Marine ne relâche pas son attention et gardera son sérieux tout au long de son examen. Au final, elle maîtrisera son vol, qu'elle concluera par un atterissage tout en maîtrise.


Une passion pas ouverte à tous

Comme Marine, dans l'aéroclub de Chavenay, ils sont une vingtaine âgé d'au moins 14 ans à passer le brevet chaque année. Néanmoins, cette passion n'est pas accessible à tous. Et la raison première est le coût financier : une heure de vol coûte près de 150 euros.

Pour Raphaël, le papa de Marine, c'est une question de choix. "C'est autour de 1000-1500 euros l'année et on y va environ une fois par mois. Si on compage à de l'escalade où on achète juste des tennis, c'est plus cher. Mais si on compare au ski, je pense que c'est moins cher. On n'a pas besoin d'achèter d'équipement, par exemple."
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Vu comme ça, l'argument se défend mais pas sûr qu'il soit valable sur le long terme. De plus, les bases tarifaires restent tout de même assez élevées (beaucoup plus en tout cas que pour le football, le basket ou même le tennis). Un foyer français moyen a très peu de chance de pouvoir se permettre de consacrer une part aussi importante à une telle activité dans son budget. Même si, pour apporter une nuance, il est vrai que des bourses sont délivrables sous certaines conditions.

En France, on compte plus de 41 000 licenciés, environ 600 aéro-clubs et 500 nouveaux brevetés chaque année.
 

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