Une élue de Saint-Germain-en-Laye condamnée pour des injures homophobes

Palais de justice des Yvelines / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Palais de justice des Yvelines / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné Agnès Cerighelli, élue d'opposition de Saint-Germain-en-Laye à 4.000 euros d'amende dont 2.000 avec sursis. Elle devra également indemniser 5 associations de lutte contre l'homophobie pour deux tweets jugés injurieux à l'égard des homosexuels.
 

Par EH/AFP


L'élue, exclue de LREM en septembre 2018, a été condamnée pour injure homophobe pour deux messages du 28 et 29 mars 2019.
Dans un premier message, elle parle des "activistes LGBT" comme d'un "lobby infâme et pervers".
Dans un second, elle compare le "rainbow flag", symbole des militants LGBT, au port de l'étoile jaune imposé par Heydrich aux juifs en 1941.

Agnès Cerighelli a en revanche été relaxée des chefs de "provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle" pour un message du 25 mars 2019 dans lequel elle qualifiait le "lobby LGBT" de "secte" faisant usage "du mensonge et de la propagande" pour faire avancer sa cause.
L'élue, candidate à la mairie de Saint-Germain-en-Laye et qui s'affiche toujours comme une adhérente LREM sur Twitter, est en outre contrainte de publier le jugement sur son compte Twitter d'ici dix jours. Elle devra faire disparaître les tweets de son compte.

Agnès Cerighelli a construit sa carrière politique en diffusant des propos de haine contre les homosexuels et les musulmans sur les réseaux sociaux", a réagi Etienne Deshoulières, avocat de l'association Mousse.
    

Ce dimanche, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a signalé au procureur de la République de nouveaux tweets d'Agnès Cerighelli.
"Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c'est trahir la France, son identité et son histoire", a écrit dans un de ses messages Mme Cerighelli.


 


 

Sur le même sujet

Les + Lus