Expulsion programmée pour le camp de Roms de Triel-sur-Seine

© Isabelle Audin
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La préfecture annonce cette semaine la date du démantèlement, fixée à mercredi ou jeudi. Objectif : évacuer l’un des plus grands bidonvilles de la région parisienne, créé en 2007 (MISE A JOUR : la préfecture a finalement décidé de reporter le démantèlement).

Par Pierre De Baudouin

L’immense camp de Roms vit ses dernières heures à Triel-sur-Seine, dans les Yvelines. La préfecture veut évacuer mercredi ou jeudi les 300 personnes - venus du sud-ouest de la Roumanie - qui vivent dans le bidonville.

L’annonce du démantèlement est tombée au début de l’été, après la publication d’une étude démontrant la forte pollution des sols. Le terrain est contaminé au plomb.
L’installation du camp dans cette friche industrielle - une ancienne zone d’épandage – date de 2007.

Infestation de rats, absence d’eau courante ou d’électricité… Sur le site, aujourd’hui envahi de détritus, les conditions sanitaires se sont lentement dégradées. En mai dernier, un incendie avait détruit une partie du bidonville.

Où reloger les familles ?

Le camp de Triel, l’un des plus grands bidonvilles d’Île-de-France

Conséquence logique de la fermeture, le relogement des habitants pose question. Pendant quinze jours, les personnes seront dans un premier temps accueillies à l’hôtel suite au départ de Triel-sur-Seine.

En attente d’un logement social, 48 familles seront, elles, relogées dans un « logement intermédiaire ». Les autres, sans aucun dossier de demande déposé, risquent de devenir sans abri les deux semaines passées.

MISE A JOUR : La préfecture a finalement reporté le démantèlement du bidonville, sans pour autant annoncer de date précise.

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