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Municipales 2020 : les temps forts du débat du second tour à Trappes

Trois candidats sont présents au second tour à Trappes (Yvelines). Ali Rabeh (Divers gauche), Othman Nasrou (Divers droite) et Guy Malandain (Divers gauche et maire sortant). Ils ont débattu sur notre antenne, voici ce qu'il faut en retenir.

À Trappes, trois candidats se sont maintenus au second tour des municipales. Ali Rabeh (Divers gauche), Othman Nasrou (Divers droite) et Guy Malandain (Divers gauche et maire sortant).

Et le premier sujet à avoir été abordé est le changement de soutien du Parti socialiste qui avait donné son étiquette d'abord à Guy Malandain pour finalement l'accorder, dans l'entre-deux-tours, à Ali Rabeh en raison du soutien de LREM affiché par le maire sortant.

"Je suis un homme de gauche engagé, celle qui fait, pas la gauche qui raconte des histoires. J'ai un parcours d'action que je peux démontrer, à la fois au niveau du parlement et au niveau des communes, a-t-il expliqué. J'ai appris par la presse que le parti socialiste changeait d'avis. J'aimerai bien qu'il existe plutôt qu'il change d'avis."

Sur l'acceptation du soutien LREM, il a expliqué que c'était "au nom des bonnes relations" avec la député de la 11e circonscription, Nadia Hai.

Ali Rabeh, arrivé en tête du premier tour, a estimé qu'il n'y avait "pas de tensions mais des désaccords" alors qu'il était auparavant son adjoint au sport et à la jeunesse citant comme problématique pour lui l'engagement de Guy Malandain et celui de sa première adjointe à LREM.

Othman Nasrou a affirmé assister à "un spectacle d'une tristesse absolue. Une majorité qui se déchire, c'est une majorité qui n'arrive plus à travailler, qui est inefficace". Il considère que "la ville de Trappes a besoin d'un vrai changement, de rassemblement, d'une alternance, sereine et apaisée".

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Guy Malandain réagit sur le retrait du soutien du PS et le soutien de LREM ©France 3 Paris Ile-de-France

Éducation : vers un retour de la semaine des 4 jours ?

Ce dernier candidat s'est positionné pour un retour à la semaine des 4 jours. Selon lui, la semaine des 4 jours et demi "a été une bêtise absolue" car "les enfants sont fatigués, cela a profondément désorganisé le contenu des activités à l'école, cela ne s'est pas fait dans le dialogue et la concertation avec la communauté éducative".

M. Rabeh a lui nié avoir voté pour le passage à la semaine des 4 jours et demi (mise en place avant son arrivée dans la majorité municipale). Il a expliqué que l'intérêt des enfants se trouvait dans la semaine des 4 jours et demi "parce que les enfants sont plus concentrés et disponible intellectuellement le matin". Mais après avoir organisé un référendum local auprès des habitants qui se sont largement prononcés pour le retour à la semaine des 4 jours, il a indiqué "je respecterai le verdict des urnes". "À la rentrée, j'appliquerai non pas ce que je crois nécessaire pour les enfants, mais ce que les Trappistes ont décidé."

Sur ce sujet, M. Malandain a rappelé qu'"on est tous allé à l'école pendant 4 jours et demi pour deux raisons simples. L'apprentissage essentiel, c'est le matin et la continué du rythme pour les enfants est aussi importante", défendant la continuité de ce rythme scolaire.

► Les enjeux du débat à Trappes en 2 minutes :

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Les enjeux du second tour des municipales à Trappes ©France 3 Paris Ile-de-France

Trappes trop bétonné ?

Selon M. Nasrou, les projets lancés par la majorité actuelle viseraient à augmenter le nombre d'habitant pour passer de 33 000 à 45 000 résidents. Il souhaite ainsi travailler sur "le cadre de vie, les espaces verts, les commerces de proximité qui manquent beaucoup". Selon lui, les Trappistes qui sont arrivées dernièrement "attendent aujourd'hui les espaces verts, les stationnements, le commerce, la santé".

Taclant ses adversaires qui n'habitent pas la commune, Ali Rabeh veut "stopper la bétonisation", "les habitants qui viennent acheter à Trappes disent eux-mêmes qu'ils étouffent dans le béton et que l'on a trop construit dans ces nouveaux quartiers. Il faut que l'on stoppe ces nouveaux projets. Construire pour construire n'est pas un objectif en soi".

Le maire sortant, Guy Malandain a rétorqué : "On ne bétonne pas Trappes. C'est l'une des villes les plus vertes de l'agglomération de Saint-Quentin". Selon lui, sans compter l'Île-de-Loisirs et le bois de la commune, "c'est 102 m² par habitant d'espace vert. La particularité de l'urbanisme de Trappes c'est que les espaces verts sont à l'intérieur". Il a aussi défendu ses projets de logements dans le centre-ville ancien autour de la gare et autour des Halles Freycinet. "Il n'y aura pas 45 000 habitants mais 35 000 quand ce sera fini", a-t-il affirmé.

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Ali Rabeh tacle ses adversaires qui n'habitent pas sur la commune ©France 3 Paris Ile-de-France

Des emplois non-pourvus à Trappes

Selon le candidat arrivé en tête du premier tour, Ali Rabeh, "l'une des principales préoccupations qui nous est relayée par les jeunes, c'est la difficulté à se constituer un réseau". Il souhaite ainsi "mobiliser les entreprises du territoire" car "à Trappes, il y a plus d'emplois que d'actifs".

Guy Malandain a lui rappelé que "nous avons, sur Trappes, énormément d'entreprises y compris des entreprises de haute technologie" et a mis en avant "une série d'outils qui sont déjà au travail pour faire la liaison entre les études, et le véritable emploi".

Othman Nasrou pense que "la municipalité est en échec" et que la "situation des jeunes s'est dégradée". Pour lui, "le sujet c'est la formation professionnelle".

Résultats du premier tour

Au premier tour, c'est Ali Rabeh (Divers gauche) qui est arrivé en tête avec 37,3% des voix. Othman Nasrou (Divers droite) est arrivé deuxième en recueillant 27,51% des voix. Troisième candidat à avoir pu se maintenir au second tour, Guy Malandain (Divers gauche), le maire sortant, qui a recueilli 27,1% des voix.

© franceinfo

Bakou Keita (Divers, sans étiquette), avait recueilli 5,05% et Patrick Planque (Extrême gauche, Lutte Ouvrière) 3,02% des voix.

L'abstention avait été très forte avec 34,1% de participation.

 

Le replay du débat dans son intégralité

 

 

 

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