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Notre-Dame-des-Landes : Les Verts doivent-ils rester au gouvernement ?

Harlem Désir arrive le 17 novembre au Conseil national du Parti Socialiste / © Pierre Verdy / AFP
Harlem Désir arrive le 17 novembre au Conseil national du Parti Socialiste / © Pierre Verdy / AFP

Harlem Désir pour le Parti Socialiste, François Fillon pour l'UMP, posent aujourd'hui la question de la présence des ministres EELV dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault

Par Christophe Turgis

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a affirmé samedi qu'un "parti de la majorité gouvernementale ne devrait pas s'impliquer dans des manifestations qui prennent pour cible le Premier ministre", à propos de l'opposition des écologistes au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
"Un parti de la majorité gouvernementale ne devrait pas s'impliquer dans des manifestations qui prennent pour cible le premier ministre sur un projet soutenu par les collectivités locales et leurs habitants très majoritairement", a-t-il déclaré lors de son discours
devant le conseil national du parti.
"Je ne comprends pas que l'on remette en cause la participation de sa formation politique à la majorité, quand nous sommes engagés dans l'action, car nos devoirs à l'égard de la France sont bien plus grands que les petits états d'âme personnels
ou les querelles de partis", a-t-il ajouté.

François Fillon ironise
François Fillon, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, a évoqué aujourd'hui son soutien au projet. Tout en raillant le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. "Un projet surtout, qui divise profondément écologistes et socialistes". A tel point que le ministre EELV délégué au développement, Pascal Canfin, a déclaré que s’il n’avait pas été au gouvernement, il aurait manifesté.
Un propos qui a fait sourire François Fillon, en déplacement ce samedi à la veille du scrutin pour la présidence de l’UMP. L’ancien Premier ministre en a profité pour souligner la relative faiblesse de Jean-Marc Ayrault, précisant qu'avec lui à Matignon ce genre de divergences n’aurait pas eu lieu : "On n'a jamais vu une partie de la majorité défiler contre le projet-phare de son Premier ministre. C'est quelque chose qui ne m'est jamais arrivé pendant cinq ans".
François Fillon a par ailleurs souligné la nécessité de cet aéroport pour le Grand-Ouest, que la droite l'avait "mis sur les rails".

  

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