Vendée Globe : le résumé de deux semaines de course

Casses et abandons à répétition, voilà ce que l'histoire retiendra de ce début de course.

Premier coup de tonnerre avec le demi-tour de Bertrand de Broc juste avant le départ de la course. 
L'avarie a lieu 20 minutes avant le départ, le samedi 10 novembre. Une vague un peu plus forte que les autres fait entrer en collision le 60 pieds de Bertrand de Broc et un semi-rigide de son team. Bilan : un trou dans l'étrave et un retour aux Sables. La réparation permettra à Bertrand de Broc de repartir dans la nuit sur "Votre nom autour du monde".

Il croise un autre skipper qui rentre au port, Marc Guillemot. La quille de "Safran" s'est brisée nette. Il ne reste "qu'un moignon de 30 cm". Fin de l'aventure pour le skipper qui ne dispose pas de quille de rechange.


Le 12 novembre, "Bel", le monocoque de Kito de Pavant est heurté par un chalutier au large du Portugal. Bout dehors arraché, outrigger babord cassé, pont soulevé sur 2m... les dégâts sont trop importants pour que le skipper puisse continuer la course.

Seconde victime d'un chalutier : Louis Burton sur "Bureau Vallée", deux jours après Kito. Le skipper envisage de rentrer aux Sables d'Olonne pour réparer le hauban cassé  dans la collision et repartir dans les temps impartis. Las, il abandonne le 16, en raison des conditions météorologiques : il ne peut naviguer que tribord amure pour ne pas solliciter son hauban babord endommagé.

Le pire selon louis burton par France3PaysdelaLoireLe vendredi 16 novembre également, c'est Samantha Davies, la seule fille du groupe, qui annonce son abandon sur "Saveol". Son bateau a démâté la veille au soir à environ 130 milles (200 km) dans le nord-ouest de Madère.
Le 18,  Jérémie Beyou annonce que le vérin qui permet de basculer la quille latéralement pour en augmenter l'efficacité est cassé net. Le skipper a bloqué la quille avec des cordages, une réparation de fortune qui ne permettra pas de poursuivre la course.. Il est lui aussi contraint à l'abandon.

Enfin, des problèmes électroniques contraignent Zbigniew Gutkowski sur "Energa" à l'abandon, le mercredi 21 novembre : "C'est une décision difficile, une des plus difficiles de ma vie. Mais c'est le Vendée Globe, c'est la puissance de l'océan et vous ne pouvez pas vous y opposer.
C'est comme conduire sur la route, de nuit, avec de nombreux virages et de nombreux arbres.
Soudain, les lumières s'éteignent et vous ne pouvez pas ralentir. Quelles sont vos chances de survie ?
C'est la même chose avec le pilote automatique, si vous naviguez sur l'océan avec les vagues en guise de danger ..."

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