Notre-Dame-des-Landes : Julien Durand perd sa voix chez les opposants pour devenir candidat des Verts aux Européennes

Publié le Mis à jour le

Le producteur laitier à la retraite était la voix de l'ACIPA, la principale association contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il décide de s'engager en politique, EELV l'aurait choisi comme candidat pour Bruxelles. Les activistes crient à la récupération politicienne.

Julien Durand n'est plus le porte-parole

Un communiqué par mail vendredi soir envoyé aux rédactions, nous apprend que Julien Durand n'est plus le porte-parole de l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes). 
D'après nos informations, le médiatique producteur de lait à la retraite a décidé d'être un candidat symbole aux Européennes au côté d'Europe Ecologie les Verts pour la circonscription du grand Nord-Ouest. Sa candidature serait officialisée lundi.

Qui est Julien Durand ?

L'homme s'est engagé depuis le début à la fin des années soixante-dix contre le projet d'aéroport. Militant de la confédération paysanne, le producteur laitier avait même crée un comité Notre-Dame-des-Landes / Larzac à cette époque. Comme il se confiait à Libération 
"On avait même un comité de soutien à Notre-Dame-des-Landes», se remémore-t-il.
Pourtant, après le premier choc pétrolier, l’idée de transformer Nantes en «Rotterdam aérien» prend du plomb dans l’aile. «On pensait que le projet avait été purement et simplement enterré, estime Julien Durand. Et puis Jospin et Ayrault l’ont ressorti des tiroirs..."


Julien Durand a toujours été celui qui faisait le trait d'union entre les activistes militants de la ZAD, les agriculteurs regroupés dans l'association des Copains et les plus modérés opposants. Lors des récents débordements à l'occasion de la grande manifestation de février à Nantes, dans les colonnes du Figaro, il prenait nettement ses distances avec les plus extrémistes des manifestants.

Les débordements ont occasionné un remue-ménage terrible sur la Zad  et nous avons du linge sale à laver en famille . Pour moi, ils ne vivent pas forcément ici. En tout cas on ne les voit pas aux réunions. Ce qui est sûr, et on peut tous en témoigner, c'est que lors de la manif des gens des cités de la banlieue nantaise se sont greffés au mouvement quand les violences ont éclaté