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Nantes : les grévistes de la faim de la Seita arraisonnent l'éléphant

Les salariés de la Seita, à l'abordage de l'éléphant de Nantes au 13ème jour de la grève de la faim pour 4 d'entre-eux / © Thierry Poirier
Les salariés de la Seita, à l'abordage de l'éléphant de Nantes au 13ème jour de la grève de la faim pour 4 d'entre-eux / © Thierry Poirier

Ils sont encore 4 grévistes de la faim à poursuivre le jeune depuis 13 jours maintenant, leurs collègues sont allés à l'abordage de l'éléphant pour exprimer leur détresse, et interpeller les pouvoirs publics, aucune solution n'a pour l'instant été trouvée pour la reprise de l'activité de l'entreprise

Par Christophe Turgis

13 jours que les les grévistes de la faim ont commencé leur jeune. Si plusieurs d'entre-eux ont arrêté au bout d'une semaine et demi, 4 résistent toujours pour protester contre la fermeture prévue de la manufacture des tabacs à Carquefou.

Les salariés appellent à un rassemblement mardi matin 14 octobre, gare sud, et rappellent la promesse n°35 du candidat Hollande à l'élection présidentielle en 2012 de "dissuader les licenciements boursiers", de "renchérir le coup des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions".

Le plan social drastique annoncé au printemps par le cigarettier Seita ne passe pas: les syndicats refusent d'avaliser les mesures d'accompagnement proposées, pourtant "nettement supérieures" à la moyenne, selon l'entreprise.

Après quatre mois d'âpres négociations, et à 3 jours de la date butoir, les trois syndicats de Seita (CGT, Unsa, CFE-CGC) redisent qu'ils ne sont pas prêts à signer "en l'état" un accord sur les mesures d'accompagnement (congé de reclassement, indemnités...).
Ils dénoncent ensemble un "chantage" de la direction, qui, faute d'accord, a prévenu qu'elle réduirait les indemnités supralégales de licenciement.
Affirmant leur "volonté d'aboutir à un accord", les syndicats demandent à Seita, qui produit les célèbres Gauloises et Gitanes, "d'examiner sérieusement" des "solutions alternatives".

Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé en avril par la filiale du britannique Imperial Tobacco comporte 366 suppressions nettes d'emplois, soit près du tiers de ses effectifs (1.150).


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