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Aprochim : Joseph Gaudin interrompt sa grève de la faim

Grez-en-Bouère : Joseph et Simone Gaudin le 20 novembre 2011 au milieu de leurs chèvres lors d'une manifestation devant l'usine de traitement des PCB Aprochim / © Jean-François Monier / AFP
Grez-en-Bouère : Joseph et Simone Gaudin le 20 novembre 2011 au milieu de leurs chèvres lors d'une manifestation devant l'usine de traitement des PCB Aprochim / © Jean-François Monier / AFP

Apiculteur et éleveur de chèvres, Joseph Gaudin, opposant historique à l'implantation de l'usine chimique Aprochim à Grez-en-Bouère en Mayenne, a annoncé jeudi mettre un terme à sa grève de la faim après 21 jours

Par Christophe Turgis

Samedi dernier, Joseph Gaudin a participé, en fauteuil roulant, à une manifestation rassemblant 350 personnes dans la commune, près de quatre ans après la révélation d'une pollution aux PCB autour de l'usine.
Conseiller municipal, il avait entamé sa grève de la faim le 26 septembre, dans la mairie, pour tenter de débloquer le processus d'indemnisation de son exploitation, dont il a cessé toute activité caprine à la fin de l'année 2012. Il a décidé de quitter la mairie après avoir fait l'objet d'un arrêté d'expulsion municipal.
"Du fait que l'industriel ne veut pas m'indemniser et que je n'ai rien à attendre des services de l'État, la preuve avec cette expulsion, j'ai décidé de choisir la voie judiciaire pour me faire entendre et obtenir gain de cause. De fait, ça rend caduque la nécessité de poursuivre cette grève de la faim. Je vais me retaper et poursuivre le combat autrement".

Joseph Gaudin, aux lendemains de la révélation de la pollution aux PCB, était tombé sous le coup d'une interdiction de vente pendant trois semaines. Il assure avoir ensuite perdu 50% de ses clients et estime sa perte de chiffre d'affaires à 350.000 euros.
Âgé de 60 ans, il a été le premier à s'opposer au projet d'implantation de l'usine Aprochim à la fin des années 80. Il projette aujourd'hui de déménager à une vingtaine de kilomètres de Grez-en-Bouère.
Les opposants à l'usine ont déjà recueilli 2.500 signatures dans une pétition mise en ligne mercredi matin et à destination des ministres de la Santé, de l'Environnement et de l'Agriculture, leur demandant de "faire cesser ce qui prend la tournure d'un véritable scandale agricole, sanitaire et humain".

avec AFP

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