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Sautron : la gendarmerie cible d'une action "coup de poing" des zadistes

Ce vendredi matin vers 9 heures, une cinquantaine de zadistes cagoulés, gantés et munis de bombes de peinture ont mené une action coup de poing sur la gendarmerie de Sautron, près de Nantes. Ils réclamaient la libération de leurs camarades gardés à vue à la gendarmerie. 
Les murs de la gendarmeir de Sautron ont été taggués par les zadistes
Les murs de la gendarmeir de Sautron ont été taggués par les zadistes © Boris Vioche - France 3 Pays de la Loire
Il était 9 heures environ lorsque les zadistes sont arrivés à bord d'une dizaine de véhicules devant la gendarmerie de Sautron.
Les zadistes ont copieusement arrosé la façade du bâtiment de peinture orange et taggué "Va te faire cuire un keuf".
Ils ont aussi cadenassé une grille de la gendarmerie et osbtrué la porte d'accès aux lieux avec une plaque de métal. 
Les gendarmes ont aussitôt riposté avec leurs moyens sur place. Une trentaine d'hommes ont ainsi été déployés.

Cinq personnes ont été interpellées suite à cette action des zadistes. Une action menée en représailles à des arrestations opérées cette nuit par les gendarmes.

La maire divers droite de Sautron, Marie-Cécile Gessant, s'est dite "indignée" par cet acte "inadmissible, intolérable".
Selon elle, un groupe de personnes est d'abord passé par la mairie avant de "foncer sur la gendarmerie", recouvrant "toute la façade de peinture" et lançant des fumigènes.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné "très fermement les exactions commises ce matin par une quarantaine d'individus encagoulés" qui "après avoir forcé le cadenas de la grille d'accès et pénétré dans l'enceinte des locaux de la brigade, (...) ont couvert les murs d'insultes à l'égard des forces de l'ordre et jeté un fumigène avant de s'enfuir".

Cette action intervient à la veille de la manifestation contre les violences policières prévue à Nantes. Les organisateurs, dont des comités anti Notre-Dame-des-Landes et des collectifs anti-répression, appellent à "reprendre la rue en masse" pour "ne pas la laisser à la police", tout en demandant de "considérer comme un enjeu de s'abstenir de répondre aux provocations des flics ou s'en prendre aux biens matériels".
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