Drame du marché de Noël de Nantes : les carnets du conducteur devenu fou

La camionnette de Sébastien Sarron, lundi soir après le drame. / © GEORGES GOBET / POOL / AFP
La camionnette de Sébastien Sarron, lundi soir après le drame. / © GEORGES GOBET / POOL / AFP

Sébastien Sarron a foncé sur la foule du marché de Noël lundi soir à Nantes. Il révèle dans un carnet retrouvé dans sa camionnette un homme proche du délire psychotique.

Par Xavier Collombier

Ce que disent les carnets 

Grâce à des indiscrétions de sources proches de l'enquête policière, nos confrères de Ouest France ont publié hier le contenu des carnets de l'homme qui a foncé au volant de sa camionnette blanche sur le marché de Noël de Nantes, blessant neuf personnes et en tuant une lundi soir.
Il décrit sa haine de la société et de sa famille, qu'il accuse de mauvais traitements. Il évoque sa crainte d'être tué par les services secrets. Il parle d'un contrat "imaginaire" d'éducation avec l'Etat, qui aurait pris fin ce mois-ci.

Il y manifeste aussi son intention de faire de nombreuses victimes « innocentes » pour régler ses comptes avec la société tout en s’excusant par avance auprès de leurs familles…


Explique le quotidien régional.

Ses proches témoignent

Hier, la soeur aînée de Sébastien Sarron regrettait  dans le Parisien de ne pas avoir fait interné son frère. "L'une des personnes percutées par mon frère est décédée. C'est ma faute, j'aurais dû faire interner Sébastien. Je m'en voudrai toute ma vie". Sa tante s'exprimait elle dans les colonnes de Ouest-France : "Nous partageons la douleur de la famille de Virgile Porcher et nous lui présentons nos excuses. Ce qui s'est passé est terrible. Sébastien est quelqu'un de gentil, doux, généreux, pudique, à l'écoute des autres.

Pour en arriver là, il a dû psychoter. Je pense qu'il a pété les plombs.


Ce que j'entends dire de lui ne correspond pas à ce qu'il est. Cela ne colle pas avec sa personnalité. Pourquoi a-t-il commis un tel geste ? Il y a forcément eu un mal-être. Je ne l'ai pas vu depuis quatre ou cinq ans. Il a pu changer."

Virgile, mort à 25 ans


Virgile Porcher faisait partie des 10 piétons percutés lundi place Royale. Cet habitant du Landreau est mort mardi des suites d'un traumatisme crânien. "Virgile était quelqu'un de bien. On lui a enlevé la vie alors qu'il n'avait rien demandé. Sa dernière action sur ce monde aura été le don d'organes" témoignent des proches du jeune homme de 25 ans auprès de nos confrères de Presse Océan.


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