A Angers et Nantes, des manifestations contre le port du masque chez les jeunes enfants

Ce matin à Angers, environ 200 parents, accompagnés pour beaucoup de leurs enfants se sont réunis au jardin du Mail pour protester contre le port du masque imposé aux jeunes enfants à l'école primaire. Un rassemblement était aussi organisé à Nantes, devant la préfecture.

Certains enfants ont accompagné leur parents pour manifester contre le port du masque à l'école primaire, à Angers.
Certains enfants ont accompagné leur parents pour manifester contre le port du masque à l'école primaire, à Angers. © Jérémy Armand/France Télévisions

"Nous voulons sourire", "laissez-nous respirer", voici quelques uns des slogans arborés par les enfants et les parents d'élèves ce samedi matin. Des collectifs de parents se sont rassemblés un peu partout en France pour protester contre le port du masque imposé aux enfants de 6 à 11 ans à l'école primaire.

A Angers, ils étaient près de 200, pour beaucoup accompagnés de leurs enfants au jardin du Mail. A Nantes, ils étaient 350 dont 80 enfants selon les organisateurs, 200 d'après la police. Ils se sont rejoints près de la préfecture et ont défilé dans le calme jusqu'à l'île Versailles.

Des enfants et leurs parents ont défilé contre le port du masque à l'école, ici à Nantes.
Des enfants et leurs parents ont défilé contre le port du masque à l'école, ici à Nantes. © France Télévisions

Depuis plusieurs semaines, des collectifs de parents se sont organisés pour s'opposer à cette décision. Le Conseil d'Etat a même été saisi à trois reprises, mais les deux premières fois, les requêtes ont été rejetées. La dernière en date, déposée par un collectif de parents des Pays de la Loire a légèrement fait bouger les lignes. Le Conseil d'Etat a cette fois réclamé au gouvernement d'exposer les arguments qui l'ont amené à imposer le port du masque aux enfants de 6 à 11 ans.

En attendant la décision du Conseil d'Etat, qui devrait tomber dans les prochains jours, ceux-ci continuent de se mobiliser, d'abord avec la manifestation de ce samedi. Aussi, avec une nouvelle argumentation.

Le collectif de parents des Pays de la Loire pointe notamment le non respect des préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé. L'organisation recommande en effet d'évaluer les avantages du port du masque par les enfants par rapport "aux dommages potentiels associés au port du masque, y compris la faisabilité et l'inconfort, ainsi que les préoccupations sociales et les problèmes de communication". 

"Aucune investigation n'a été menée pour s'assurer que le port du masque n'était pas dommageable pour les enfants, déplore Bertrand Salquain, avocat du collectif, on ne comprend pas l'immobilisme de l'Etat."

Une étude allemande soulève de nombreuses conséquences sur les enfants

Au contraire, une étude a été menée en Allemagne par l'Université de Witten Herdecke sur 25 000 enfants, étude sur laquelle s'appuie également le collectif. Elle révèle de nombreuses conséquences sur les enfants soumis au port du masque à l'école parmi lesquelles l'irritabilité (60%), les maux de tête (53%), la difficulté à se concentrer (50%) ou la réticence à aller à l'école (44%).

L'avocat du collectif craint également des carences dans l'apprentissage de la prononciation ou dans l'acquisition syllabique, chez une population pour laquelle "les cas graves sont très rares" d'après une note du 1er décembre publiée par l'ARS du Maine-et-Loire. "Chez les 0-14 ans, le taux de mortalité du Covid-19 est de 0%", affirme Bertrand Salquain.

Quelques unes des pancartes arborées par les enfants ce samedi 8 janvier à Angers.
Quelques unes des pancartes arborées par les enfants ce samedi 8 janvier à Angers. © Jérémy Armand/France Télévisions

Des revendications, mais pas d'interlocuteur

Les membres du collectif se sont félicités de la bonne participation à la mobilisation ce samedi dans la région. A Angers, ils ont été reçus par le directeur de cabinet du Préfet du Maine-et-Loire à qui ils ont pu faire remonter leurs revendications."C'était un échange bienvenu car nous n'avons pas d'interlocuteur. Nous n'avions personne à qui nous adresser. Malheureusement, ce n'est pas la préfecture qui peut faire bouger les choses", explique Vincent Pastor, qui coordonne le collectif dans le département.

Les parents d'élèves comptent désormais placer leurs revendications entre les mains de députés ou de sénateurs, qui seront eux en mesure de poser des questions au gouvernement.

 

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