Coronavirus, “c'est maintenant que les choses démarrent” selon Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS Pays de la Loire

Le directeur de l'ARS des Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, a fait le point sur les trois derniers mois. / © MaxPPP
Le directeur de l'ARS des Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, a fait le point sur les trois derniers mois. / © MaxPPP

Notre région n'est pas la plus touchée par l'épidémie de Coronavirus mais le nombre de cas progresse évidemment. Entretien avec Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'Agence Régionale de la Santé Pays de la Loire.

Par Fabienne Béranger

"Nous avons un travail très important de recherche de cas contact", explique Jean-Jacques Coiplet, "depuis le début on en est pratiquement à 700 personnes contact recherchées par l'ARS et c'est autant qui permet, à ce jour, de limiter la propagation du virus dans notre région", "chaque jour compte, à la fois pour continuer à soigner, repérer les cas confirmés et cas contact" .

Chaque établissement de santé de la région est désormais en plan blanc.

"Le plan blanc ça veut dire simplement que le système hospitalier se met en marche pour faire en sorte que la réponse soit au rendez-vous", précise Jean-Jacques Coiplet, "ça veut dire rappel potentiel de personnel, déprogrammation d'activités, ça veut dire surtout s'organiser notamment dans les services de réanimation d'unités de soins intensifs"

85% des cas seront des cas bénins mais il peut y avoir 4 et 6% de cas graves - Jean-Jacques Coiplet

"Il faut que le monde hospitalier soit au rendez-vous et notamment pour accueillir des personnes qui seront en surveillance respiratoire", précise le directeur de l'ARS des Pays de la Loire.

Depuis mi-janvier, on est extrêmement mobilisé, tous les secteurs de santé, les services de l'Etat sont mobilisés mais c'est maintenant que les choses démarrent - Jean-Jacques Coiplet

"En 24 heures, les établissements (hospitaliers) ont été capables de doubler la capacité des services de réanimation et d'unités de soins intensifs dans la région", JJ Coiplet.

Les professionnels de santé sont prêts aujourd'hui à répondre à ce défi - Jean-Jacques Coiplet

Fermer les établissements scolaires, une bonne chose pour le directeur de l'ARS Pays de la Loire.

"Il est montré que les plus jeunes, même s'ils ne présentent pas les risques les plus importants", "sont des vecteurs de transmission virale que leur mode de vie sociale, la capacité de rencontrer des copains, d'échanger avec d'autres amis" peuvent favoriser.

A chaque fois, il y a des mesures qui sont prises et adaptées à la situation - Jean-Jacques Coiplet

"Il faut réduire ses relations sociales, pas les supprimer, parce qu'il faut que la société continue à vivre, à travailler", poursuit-il.
 

Le vrai du faux sur le virus

Le virus ne resisterait pas à la chaleur. 

"On l'a vu, dans des pays où il fait chaud, l'Australie, l'Afrique du sud, là où les systèmes de veille sont efficaces, le nombre de cas est plus limité", reconnait JJ Coiplet, "c'est un premier signe mais il ne faut pas en tirer de conséquences trop rapides parce que c'est un nouveau virus, on ne connait pas son évolution, sa cynétique. Il faut être extrêmement prudent"

Le chlore tue le virus

"Il faut continuer à utiliser tous les produits utiles et nécessaires, notamment les produits hopistaliers, détergents et autres produits""en moyenne, ce virus peut rester 4 heures sur des surfaces classiques donc tout ce qui contribue à laver les surfaces, sans excès non plus, est la meilleure mesure".

Les précautions de base

Ce n'est pas un virus qui a des petites ailes et qui saute d'une personne à l'autre - Jean-Jacques Coiplet

Le virus "est véhiculé par des petites goutelettes d'eau (postillons, éternuements, toux) d'où l'importance d'avoir cette distance de plus d'un mètre, se laver les mains et avoir des mesures de précaution de bon sens".

"Les premiers acteurs c'est chacun et chacune d'entre nous avec des gestes très simples comme se laver les mains au moins une fois par heure avec du savon et pendant au moins 30 secondes, et si vraiment on ne peut pas, utiliser du gel hydroalcoolique, eéternuer ou tousser dan son coude".


Il faut aussi utiliser des mouchoirs à usage unique et garder ses distances avec les autres "ça veut dire, éviter les embrassades le plus possible et ne plus se serrer la main".

"L'être humain, dans sa relation à l'autre c'est être inventif, maintenant on a d'autres façons de se saluer et d'être toujours dans la bienveillance et dans la relation à l'autre".


Au 13 mars, 56 cas de coronavirus ont été détectés en Pays de la Loire.





 

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