Coronavirus : les cinémas se réinventent face à la crise du covid-19

Les cinémas sont fermés depuis le début du confinement, en mars dernier. Plus aucun film, plus aucun spectateur ! Quels sont les impacts pour les grandes salles tenues par des groupes mais aussi pour les petites salles associatives ? Quel avenir pour le cinéma ? Des initiatives sortent de terre.

Les Pays de la Loire aiment le cinéma
Les Pays de la Loire aiment le cinéma © France Televisions
Nantes, quartier Saint-Jacques. Ici, le cinéma associatif Bonne-Garde est un lieu incontournable. Les affiches de la mi-mars sont encore sur la façade mais, comme ailleurs, la programmation s'est figée, avec une perte sèche pour l'association.

Pour ce cinéma classé Art et Essai, le printemps est d'habitude une période intense de ciné-débats, de rétropectives notamment. Mais cette année tout a été annulé, comme partout ailleurs.

L'ensemble des salles associatives de la région et le centre national de la cinématographie commencent à envisager l'avenir.

Avec les bénévoles qui gèrent le cinéma Bonne-Garde, Éric Martinache, président de l'association, se prépare à une réouverture qui pourrait avoir lieu en juillet.
Mais pour cela, il espère aussi que des films vont sortir, en précisant : "Techniquement, la réouverture du cinéma Bonne Garde ne devrait pas poser de problème. Avec une salle de 340 places, la distanciation sociale sera respectée."

Même discours du côté des gros exploitants de salles de cinéma. Une réouverture est imaginable aussi dans les Cinéville. Ce groupe compte 16 cinémas en Bretagne, Pays de la Loire et Hauts-de-France.
COVID19 : les cinémas en pleine crise
Pour Yves Sutter, directeur du groupe, le plus gros problème concerne la sortie de nouveaux films.

"La sortie des films ne pourront pas se faire selon la carte verte ou rouge du confinement. Les producteurs voudront sortir des films sur toute la France, dans un maximum de salles. C'est un tout ou rien au niveau national."

Certains trouvent des solutions pour satisfaire les spectateurs. À la Roche-sur-Yon, par exemple, le cinéma le Concorde met à disposition des films pour 5 euros la séance grâce au dispositif e-cinéma de La Vingt-Cinquième Heure et en partenariat avec Shellac films

Mais cela se fait de chez soi, grâce à une salle virtuelle...un pis-aller, certes pour les amateurs des salles obscures, mais l'occasion tout de même de découvrir de nouveaux films !
 

DéconCiné : un ciné-parc éphémère

Toujours en Vendée, direction Les Herbiers.
Maindron Production, en lien avec le cinéma local Le Grand Ecran, va proposer des séances en ciné-parc (ou drive-in). Les 21, 22, 23 et 24 mai prochain, avec l'évènement DéconCiné, les spectateurs se feront une toile depuis leur voiture en plein-air.

Les organisateurs travaillent actuellement à la mise en place de l'événement. Ils annonceront la programmation et les réservations dans les jours à venir sur les réseaux sociaux. 

Avec le même concept de la voiture en plein-air, les organisateurs planchent également sur la programmation de concerts drive-in à la fin du mois de mai. 
© Maindron Production

Les cinémas de proximité ne manquent pas d'idée pour garder le lien avec leurs fidèles spectateurs. Nombreux sont ceux qui ont créé des plateformes de location.

Sur l'île d'Yeu, La Toile propose ainsi des films en VOD à tout petit prix.
Le principe est très simple, il suffit de s'inscrire içi et de choisir votre film.
Le prix de la location (entre 1,99€ et 5,99€) reviendra en partie au cinéma local.


 
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