Coronavirus : Philippe Grosvalet, président du département de la Loire-Atlantique pour un "revenu de base" universel

Ce dimanche de Pâques, la politique revient en force, dix-neuf présidents PS de départements réclament l'instauration d'un "revenu de base" universel, pour aider les personnes les plus en difficulté dans le contexte de l'épidémie du coronavirus.
Ils sont 19 présidents de conseils départementaux, tous au PS, qui demandent l'instauration d'un "revenu de base" universel comme outil pragmatique pour venir en aide aux personnes les plus défavorisées économiquement et mises en danger par la crise sanitaire.

"Alors que la crise sanitaire du Covid-19 évolue chaque jour un peu plus en une crise économique mondiale, poussant nos systèmes de solidarité dans leurs retranchements, le revenu de base apparaît (...) comme une solution pour amortir le choc social qui risque de faire basculer nombre de nos concitoyens dans la précarité", écrivent-ils dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche.
 

Redonner confiance

L'allocation qu'ils préconisent serait "sans contrepartie mais avec un accompagnement renforcé, automatique pour résoudre le problème du non recours aux droits, ouvert dès 18 ans pour lutter contre la précarité des plus jeunes, dégressif en fonction des revenus d'activité et d'un montant égal au seuil de pauvreté."

"Comme l'a justement dit le président de la République le 12 mars dernier", soulignent-ils encore, "des décisions de rupture sont aujourd'hui nécessaires. Cette solution solidaire changera le référentiel des solidarités humaines pour redonner aux Françaises et aux Français confiance en un système créé pour leur apporter, à la fois, la sécurité de l'existence et les outils de leur autonomie."
 
 

Amortir le choc économique

Le Fonds monétaire international (FMI) compare les effets économiques attendus de la pandémie à ceux de la Grande Dépression de 1929. En France, où le quart des salariés du privé est déjà au chômage partiel, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire anticipe pour l'heure un recul du PIB de 6% en 2020.

 
Les dix-neuf signataires de la tribune sont :
Sophie Borderie (Lot-et-Garonne), Denis Bouad (Gard), Jean-Luc Chenut (Ille-et-Vilaine), Xavier Fortinon (Landes), Jean-Luc Gleyze (Gironde), Philippe Grosvalet (Loire-Atlantique), Mathieu Klein (Meurthe-et-Moselle), Alain Lassus (Nièvre), Philippe Martin (Gers), René Massette (Alpes-de-Haute-Provence), Georges Méric (Haute-Garonne), Kléber Mesquida (Hérault), Henri Nayrou (Ariège), Germinal Peiro (Dordogne), Serge Rigal (Lot), Nathalie Sarrabezolles (Finistère), Stéphane Troussel (Seine-Saint-Denis), Laurent Ughetto (Ardèche) et André Viola (Aude).
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