Covid-19 : à vélo masqué ou démasqué ? à Nantes, Angers ou Le Mans, des choix différents

Selon les départements en zone rouge de la région, les mesures sanitaires diffèrent pour les cyclistes. Si à Nantes et au Mans, ils ne sont pas obligés de porter un masque, à Angers, il n'y a pas d'exception à vélo. 


 

A Nantes et Le Mans, le port du masque à vélo n'est plus obligatoire depuis le 10 et 11 septembre. La préfecture d'Angers continue d'imposer le masque
A Nantes et Le Mans, le port du masque à vélo n'est plus obligatoire depuis le 10 et 11 septembre. La préfecture d'Angers continue d'imposer le masque © Franck Dubray /MaxPPP
À vélo, vous êtes plus écologique, plus économe, parfois plus rapide qu'en voiture mais en pleine pandémie de Covid êtes-vous moins dangereux qu'un piéton masqué ? Dans les Pays de la Loire, certains cyclistes doivent porter le masque, quand d'autres y échappent. 

Alors que les taux d’incidence ne cessent d'augmenter dans plusieurs départements, les préfectures avaient étendu, début septembre, l’obligation du port du masque dans les grandes villes de la région, avec quelques exceptions près, notamment pour les sportifs. Les cyclistes avaient ainsi été exemptés. 

Mais si, à Nantes et au Mans, ils sont libres comme l’air, à Angers, pas question de se démasquer, même sur une selle. 
 

À Angers, les cyclistes sont autant porteurs que les piétons

Contrairement à ses voisins du Mans et de Nantes, le Préfet d’Angers ne fait pas d'exception et impose bien le port du masque à l'ensemble des personnes de plus de 11 ans sur l'espace public des villes d'Angers, à Beaucouzé, Avrillé et à l'ensemble des communes de Saumur. 

Pour les fervents adeptes de la bicyclette, cette décision a un goût amer. Le 18 septembre, l’association Place au vélo a ainsi déposé une requête devant le juge des référés visant à enjoindre le Préfet, de modifier ces arrêtés préfectoraux et de dispenser les cyclistes.  Mais ce mardi 22 septembre, le juge des référés est allé dans le sens de la préfecture d’Angers, en considérant que "rien ne permet[tait] d'affirmer que les cyclistes ne seraient pas moins vecteurs de propagation du virus que les piétons, notamment lorsqu'ils doivent circuler au ralenti ou s'arrêter dans une zone fréquentée"

"L'association requérante (Place au vélo) n'établit pas que le port du masque, au-delà de la gêne, serait dangereux pour les personnes ayant recours au vélo" précise la préfecture du Maine-et-Loire. Même sort pour les joggeurs et les trottinettes.
 

Rétropédalage à Nantes et au Mans

À Nantes et au Mans, les cyclistes ont dû expérimenter le vélo masqué pendant quelques semaines avant de retrouver leur liberté.

Au milieu du mois d'août, la ville de Nantes avait en effet, imposé le port du masque aux cyclistes, mais était revenu sur cette décision le 10 septembre.  Dans un arrêté, la préfecture de Loire-Atlantique indiquait que "l’obligation du port du masque prévue au présent arrêté ne s’applique pas à toute personne pratiquant une activité physique ou sportive." Le vélo en faisant partie.

Même scénario au Mans, où la préfecture de la Sarthe l’avait rendu obligatoire le 22 août. Un jour après le rétropédalage de Nantes, le préfet sarthois avait, lui aussi, levé l’obligation.

Dans ces deux villes, les associations de cyclistes avaient contesté ces mesures restrictives, argumentant que le masque pouvait réduire l’aisance respiratoire en plein effort physique.

 
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