Loire-Atlantique et Vendée : les pêcheurs de civelle contrôlés dans le cadre d'une vaste opération

Une vaste opération nocturne de contrôle des activités de pêche professionnelle et de transport de civelle a été simultanément menée jeudi dernier sur les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée.

Pêche à la civelle dans la Loire près de Nantes
Pêche à la civelle dans la Loire près de Nantes © Vues sur Loire

11 pêcheurs professionnels ont été contrôlés dans la nuit de mercredi à jeudi dernier dans le cadre d’une vaste opération de contrôle des activités de pêche de la civelle, menée par la direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO) à Nantes.

Coordonnée à l’échelle européenne par EUROPOL, cette opération a permis de verbaliser deux pêcheurs "pour non respect de leurs obligations déclaratives (absence de fiches de pêche), ces contrôles ayant donné lieu à la saisie de 9,5 kilogrammes de civelles non déclarées, remises à l’eau en amont des barrages par les services de contrôle", précise la préfecture de région.

"Les pêcheurs verbalisés seront poursuivis devant les tribunaux judiciaires compte tenu du caractère délictuel de ces infractions, ajoute les services de l'Etat, ils feront également l’objet de sanctions administratives prononcées par le préfet de la région Pays de la Loire, pouvant donner lieu à d’importantes peines d’amende et à des suspensions de licence de pêche".



Jusqu'à 5 000 euros le kilo

"L’anguille européenne (Anguilla anguilla ) est une espèce inscrite à l’annexe II de la CITES "Convention de Washington" dont le commerce doit être réglementé afin d’éviter une exploitation incompatible avec sa survie, explique la direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO), la pêche de la civelle (alevin de moins de 12 centimètres de l’anguille européenne) est très encadrée par la réglementation des pêches communautaire et nationale, notamment par des quotas de pêche en raison du déclin de l’espèce constaté ces dernières décennies".

La civelle fait l’objet d’un important trafic illicite organisé vers l’Asie par des groupes criminels qui profitent du déclin de l’anguille locale (Anguilla japonica ) pour alimenter les piscicultures et bénéficier ainsi de la forte valeur marchande de la civelle sur les marchés asiatiques, pouvant atteindre, voire dépasser, 5 000 euros le kilo.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pêche économie faits divers