Affaire Troadec : une reconstitution pour mieux comprendre

Lors de la 1e reconstitution de l'affaire Troadec à la ferme d'Hubert Caouissin à Pont-de-Buis dans le Finistère, le 12 mars 2019 / © Eléonore Duplay, France 3 Pays de la Loire
Lors de la 1e reconstitution de l'affaire Troadec à la ferme d'Hubert Caouissin à Pont-de-Buis dans le Finistère, le 12 mars 2019 / © Eléonore Duplay, France 3 Pays de la Loire

C'est le 29 avril prochain que les enquêteurs se rendront à Orvault pour rejouer cette fameuse nuit du 16 février 2017. Une reconstitution dont on attend beaucoup après la visite d'hier dans la propriété de d'Hubert Caouissin dans le Finistère

Par avec AFP

Cest dans sa propriété de Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère) où avaient été retrouvés des restes humains appartenant à son beau-frère, sa femme et leurs deux enfants que  M. Caouissin, était attendu le matin. Il n'est arrivé qu'en début d'après-midi, mardi 12 mars, dans un fourgon blanc en raison d'un "problème d'extraction" à la prison de Nantes où il est incarcéré.

Il avait avoué les meurtres
L'ancien ouvrier d'État de l'arsenal de Brest, sans antécédent judiciaire, a reconnu les meurtres de Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans, et de leurs deux enfants, Sébastien 21 ans et Charlotte 18 ans dans leur maison. Il a avoué les avoir tués à coups de pied de biche pour une histoire d'héritage datant d'une dizaine d'années, les avoir démembrés et avoir fait disparaître les corps.

Une partie des restes aurait été brûlée dans un four de sa propriété de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, l'autre partie enterrée. M. Caouissin vivait dans cette propriété avec son jeune fils et sa compagne Lydie Troadec.

Une présence sous surveillance 
Il était vêtu d'une veste rouge et équipé d'un harnais le reliant à un policier par une corde blanche, et se déplacait avec un groupe d'enquêteurs sur les bords de l'Aulne, qui longe sa propriété. Son visage et le haut de son corps étaient masqués par un parapluie. C'est dans ce secteur que des morceaux de corps avaient été découverts peu après les faits.

Ce n'est pas une reconstitution 
Il ne s'agit pas "d'une reconstitution, c'est un transport sur les lieux", a précisé le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. Selon l'un de ses avocats, Thierry Fillion, "rien de particulier" n'a été trouvé mardi.

Pour son autre conseil, Me Patrick Larvor, cette journée a permis de "visualiser les lieux". Son client " a répondu aux questions comme il le fait depuis le début de l'instruction".

Pour la partie civile un moment nécessaire 
Pour l'avocate de la mère et des deux soeurs de Pascal Troadec, Me Cécile de Oliveira, ce transport sur les lieux, "évidemment glaçant", était "absolument indispensable". "L'examen approfondi à la fois de la maison et des abords de la maison et de la rivière permettent de mesurer une extrême organisation et une grande minutie", a-t-elle estimé.

  

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