Cancers pédiatriques à Sainte-Pazanne : l'Agence Régionale de la Santé stoppe ses investigations

A Sainte-Pazanne dans le sud Loire, novembre 2019 / © France Televisions - Auberie Perreaut
A Sainte-Pazanne dans le sud Loire, novembre 2019 / © France Televisions - Auberie Perreaut

L'enquête menée par l'Agence Régionale de la Santé concernant le nombre anormal de cancer chez des enfants de Saint-Pazanne en Loire-Atlantique n'a rien donné. Elle ne sera donc pas poursuivie.

Par Olivier Quentin

Dans un communiqué, l'Agence Régionale de la Santé des Pays de la Loire fait le point sur l'enquête qu'elle mène depuis mars 2019.

Une étude épidémiologique concernant un nombre important de cancers pédiatriques sur sept communes autour de Sainte-Pazanne entre 2015 et 2019. Quatre enfants sont décédés.

Récemment encore, le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" a annoncé la découverte de trois nouveaux cancers sur cette zone portant à vingt le nombre de cas.

Même si "l’analyse épidémiologique valide le fait que le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des 7 communes sur la période 2015-2019 est plus important que ce que l’on observe en moyenne en France" reconnaît l'ARS, aucun facteur de risque susceptible d'expliquer cette situation n'a été identifié.

En conséquence, l'ARS recommande de ne pas poursuivre les investigations et de ne pas en engager de nouvelles.

Néanmoins, Santé Publique France "propose de mettre en place une surveillance active en collaboration avec le CHU de Nantes pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur."

Il reste encore à connaître les résultats d'analyses qui sont toujours en cours : "Des mesures environnementales portant sur l’eau, l’air intérieur, les rayonnements ionisants et les champs électromagnétiques sont programmées d’ici la fin du mois de janvier 2020."

Par ailleurs, poursuit le communiqué : "la deuxième campagne de levée de doute à l’Ecole Notre-Dame de Lourdes se poursuivra jusqu’à fin janvier 2020. Elle a débuté avec la pose de dosimètres radon début octobre."

Cette décision de stopper les investigations a évidemment choqué les parents familles concernées :

Il y a une plus forte concentration de cas mais on arrête l'étude épidémiologique, c'est inadmissible, inacceptable et intolérable", a déclaré à l'AFP Marie Thibaud, membre du collectif "Stop aux cancers de nos enfants".

Il faut selon elle : "revoir la méthodologie et faire des prélèvements environnementaux pour comprendre les effets cocktail de l'environnement sur la santé".

L'ARS, Santé Publique France et la  mairie de Sainte-Pazanne invitent à une réunion publique d'information le lundi 25 novembre à 19h, salle Escale.

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