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Carquefou : la maire veut faire expulser les Roms

Véronique Dubettier-Grenier, la maire (Divers Droite) de Carquefou s'active pour faire appliquer une décision de justice qui vise à expulser des dizaines de familles roms installées sur un terrain non autorisé...
Dans le quartier du Moulin Boisseau à Carquefou, l’installation d’un camp de Roms pose problème. La maire de la ville souhaite les expulser, comme une décision de justice l'a ordonné.
Dans le quartier du Moulin Boisseau à Carquefou, l’installation d’un camp de Roms pose problème. La maire de la ville souhaite les expulser, comme une décision de justice l'a ordonné. © France 3 Pays de la Loire
Elle est sortie de la préfecture sans aucune garantie. Véronique Dubettier-Grenier, maire de Carquefou (Divers Droite) attend pourtant depuis des mois que l'on expulse 80 caravanes qui squattent illégalement un terrain communal. Aujourd'hui elle est prête à tout y compris à faire circuler une pétition sur le site officiel de la municipalité.

>> Voir le reportage de Céline Dupeyrat et Antoine Ropert :
durée de la vidéo: 01 min 56
Carquefou : la maire veut faire expulser les Roms

"Il y a des tensions, des nuisances, des interpellations, de l'insolence... On a encore été informés ce matin qu'il y avait eu des nouvelles dégradations dans le quartier du Moulin Boisseau...", Véronique Dubettier-Grenier n'en peut plus et espère donc le soutien de ses administrés.

Elle n'aura pas celui de ce petit groupe d' habitants qui accompagne les roms au quotidien. Corinne Huchet, Co-présidente de l'association "Avec" s'offusque : "on est d'accord que la situation n'est pas gérable telle qu'elle est là. Mais jusque là on avait des discussions constructives et d'un seul coup, la situation dérape avec Mme Le Maire et on ne comprend pas pourquoi"

On est d'accord qu'on a pas le droit de rentrer là, mais on n'avait pas le choix"


Saint-Herblain, Coueron, La Haluchère... Ces quelques 200 roms sont régulièrement priés de déguerpir. Et la situation durent depuis des années.

"On est d'accord qu'on a pas le droit de rentrer là, mais on n'avait pas le choix", avoue Alina, à l'affût du moindre bruit annonciateur de l'arrivée des forces de l'ordre qui les expulseraient.

Sur le parking de cette ancienne centrale d'achat, les conditions de vie sont déplorables. Pas d'eau potable, les fils éctriques branchés à la va-vite qui trainent dans les flaques... Mais ils préfèrent rester ici plutôt qu'être une nouvelle renvoyés sur les routes.
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