Loire-Atlantique : à nouveau un cheval retrouvé mort et mutilé

Les cas se multiplient dans la région. Le week-end dernier, un équidé à de nouveau été victime, peut-être, de la cruauté humaine. La bête a été retrouvée morte et mutilée dans un champs, du côté de Bourgneuf-en-Retz, en Loire-Atlantique.

C'est sur la commune de Villeneuve-en-Retz que le jeune poulain a été retrouvé mort et mutilé.
C'est sur la commune de Villeneuve-en-Retz que le jeune poulain a été retrouvé mort et mutilé. © France Télévisions Céline Dupeyrat
Cette fois-ci, c'est un poulain de quelques semaines qui a été supplicié. Selon nos sources, le corps de l'animal a été retrouvé par un membre du centre équestre auquel il appartenait. Le poulain, mort, avait été mutilé.

La peau autour de l'encolure avait été découpée. Il manquait également une oreille. Les faits ont eu lieu, apparemment, tôt ce lundi matin.
  C'est la première fois que ce centre équestre est ainsi la cible d'une telle agression mais il était déjà arrivé par le passé que des barrières soient ouvertes. 
 
C'est sur le marais de Lyarne que le poulain a été retrouvé mort.
C'est sur le marais de Lyarne que le poulain a été retrouvé mort. © France Télévisions Céline Dupeyrat

Le poulain était âgé d'un mois. Le corps doit être nécropsié (autopsié) ce mardi, car la piste d'une agression humaine n'est pas le seule. Il est aussi possible qu'il s'agisse d'une attaque d'un animal.

La brigade de recherche de la gendarmerie de Pornic est chargée de l'enquête. Dans cette affaire comme dans toutes les autres, les faits constatés remontent au niveau national. A ce jour, aucune arrestation n'a eu lieu.
Il y a une semaine, une poulinière avait été brûlée avec des produits chimiques dans la Sarthe, à Beaumont-Pied-de-Bœuf. La jument n'avait pas survécu.

 

Une cellule de prévention technique de la malveillance

Au groupement de gendarmerie de Loire-Atlantique, le major James Piton est le chef de la cellule de prévention technique de la malveillance. A ce titre, il conseille les propriétaires d'élevages pour les aider à se protéger de ces agressions, aujourd'hui encore, sans auteur identifié.

Les manières d'opérer étant différentes, le major Piton estime qu'on a sans doute affaire en France à de mutliples équipes.

"On conseille aux éléveurs, dit-il, de rentrer, quand c'est possible, les chevaux dans les bâtiments. Ceux qui ne peuvent être rentrés, on essaye de les faire rapatrier au plus près des bâtiments, c'est à dire d'éviter de les laisser sur des pâtures relativement isolées, notamment celles qui sont accessibles par des chemins ou des routes."

Le major Piton, préconise également de rendre visite aux animaux, chevaux, vaches ou cochons, régulièrement, voire plusieurs fois par jour. Une présence humaine évitera que de potentiels agresseurs passent à l'action.

Pour le moment, les faits constatés dans notre région ne se recoupent pas, il est probable qu'il s'agisse à chaque fois de faits isolés et donc qu'il y ait plusieurs auteurs.
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