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A Nantes ce mercredi soir : l'affaire Dreyfus, une histoire d'engagement

"J'accuse", la lettre d"Emile Zola à la une de l'Aurore du 13 janvier 1898 / © AFP
"J'accuse", la lettre d"Emile Zola à la une de l'Aurore du 13 janvier 1898 / © AFP

Sans l'intervention d'Emile Zola, il n'y aurait  pas eu d'affaire Dreyfus et le capitaine accusé à tort serait probablement mort en prison dans l'anonymat. Ce mercredi soir à Nantes, l'historien Philippe Oriol vient rappeler cet engagement capital de l'écrivain, 120 ans après son "J'accuse".

Par Thierry Bercault

L'affaire Dreyfus a coupé la France en deux. Elle a donné lieu à un déchaînement antisémite comme jamais le pays n'en avait connu jusqu'alors. Mais surtout, elle marque l'engagement politique des intellectuels et des médias de l'époque.

Ce mercredi soir à Nantes, un historien spécialiste de cette affaire, Philippe Oriol, viendra éclairer ces faits historiques. Pourquoi Zola s'est-il engagé et a-t-il pris le risque de se faire condamner à un an de prison pour diffamation alors qu'Edmond Rostand, pourtant Dreyfusard, n'a pas eu ce courage ? Comment cette énorme manipulation a-t-elle été instrumentalisée par une presse d'opinion puissante ? Quelles leçons peut-on tirer aujourd'hui de ce complot à grande échelle et du rôle de la presse ? C'est tout l'intérêt de cette conférence qui se tiendra à 20h30 à l'auditorium de la Manufacture des Tabacs.

Une presse partisane 


"C'est la première fois dans l'histoire que des écrivains sortent de leur tour d'ivoire et que des savants sortent de leurs laboratoires au péril de leur carrière" explique Philippe Oriol avant d'ajouter : "Cette affaire a fait l'objet d'une couverture médiatique incroyable. Les journaux ont fait vivre l'évènement en direct et ils ont participé au débat en défendant leurs opinions plutôt que la vérité des faits. La presse d'information ne naîtra que bien après cette affaire Dreyfus. "

Rappelons que Zola a du s'exiler à Londres après son pamphlet car il avait reçu des menaces de mort. On sait aujourd'hui qu'il n'est pas mort accidentellement à son retour en France mais assassiné par un illuminé venu boucher sa cheminée et provoquer son intoxication au monoxyde de carbone. 

Les Journées Dreyfus


Par ailleurs, une exposition est actuellement à l'affiche passage Sainte Croix, 9 rue de la Bâclerie à Nantes et une autre conférence de Sébastien Alix aura lieu également passage Sainte Croix vendredi 16 février à 12h sur le thème "L'affaire Dreyfus en Loire inférieure". Enfin les 19,20 et 21 février, une pièce de théâtre sera donnée salle Vasse  "Moi, Alfred Dreyfus",  Joël Abadie et la Compagnie de la Traversée y retracent la correspondance entre Alfred Dreyfus et sa famille lors de sa captivité à l'île du Diable.

Ces "Journées Dreyfus" ont été programmées par 2 associations : le centre culturel André Néher qui cherche à promouvoir le judaïsme au delà des frontière religieuses et l'Amitié judéo-chrétienne qui comme son nom l'indique défend un dialogue entre juif set chrétiens.

► reportage sur la pièce de théâtre donnée salle Vasse à Nantes 



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