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Nantes : un chaton suspecté d'être porteur du virus de la rage recherché

C'est la préfecture de Loire-Atlantique qui a lancé l'alerte afin de retrouver un chaton de deux mois disparu ce jeudi dans le quartier Sainte-Anne à Nantes. Il a été introduit illégalement le week-end dernier en France.
Un chaton suspecté d'être porteur du virus d ela rage recherché à nantes (illustration)
Un chaton suspecté d'être porteur du virus d ela rage recherché à nantes (illustration) © CC Camille Gévaudan Flickr
Ce chaton est "tigré avec du blanc sur le ventre et le nez. L'animal n'a plus d’oeil droit" précise la préfecture de Loire-Atlantique.
Agé de deux mois, il pèse environ 800 grammes.

Le félin a disparu jeudi midi vers 13h dans le quartier Saint-Anne à l'ouest de Nantes dans le secteur Boulevard Saint-Aignan, place Charles-Lechat, rue Ferdinand-Buisson, rue Diderot.

Didier Schmidt-Morand, vétérinaire à la clinique Atlantia à Nantes, nous a expliqué en début d'après-midi ce vendredi que "ce chaton pourrait provenir d'un élevage roumain ou d'un autre pays de l'est, où il existe un fort trafic d'animaux domestiques".
Info confirmée par la préfecture de Loire-Atlantique en fin d'après-midi : "Ce chaton a été introduit illégalement ce week-end à Nantes en provenance d’un pays européen où la rage est présente chez les animaux errants."

La préfecture précise que "dans une logique de précaution, il est donc utile de retrouver ce chaton pour s'assurer que cet animal n'est pas enragé. Il s'agit d'une mesure classique de surveillance des animaux provenant de pays à risque au regard de la rage. Aucun élément à ce stade ne permet de dire si cet animal est porteur ou non du virus de la rage."

Car, selon Didier Schmidt-Morand, "il est rare qu'un animal aussi jeune soit porteur de la rage mais cela est déjà arrivé".
Plusieurs symptômes permettent de répérer un animal atteint de la rage : il est agressif, grogne et mord. "Il existe un autre symptôme moins connu, l'hydrophobie" explique Didier Schmidt-Morand, "l'animal ne peut plus boire, cela le fait convulser". Le praticien se veut cependant rassurant, "le virus n'est pas fatal tant qu'il n'est pas arrivé au cerveau, provoquant alors une encphalite rabique. Pour ça, il doit passer par le système neuronal mais cela demande plusieurs mois d'incubation".

Si Didier Schmidt-Morand se veut rassurant quant aux risques encourus, la préfecture précise cependant que, si vous voyez ce chaton, "vous pouvez prévenir la police municipale au 02 40 41 95 30 pour qu'elle vienne le chercher. Ne cherchez pas à l'attraper ou à le caresser. Si vous l'avez en votre possession, déposez le au cabinet vétérinaire le plus proche de chez vous."



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