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Notre-Dame-des-Landes : les opposants mobilisés pour empêcher la venue d'un juge des expropriations sur la ZAD

Blocage d'opposants au carrefour des Ardillières, près de Notre-Dame-des-Landes. / © Jean-Pierre Brenuchon / France 3
Blocage d'opposants au carrefour des Ardillières, près de Notre-Dame-des-Landes. / © Jean-Pierre Brenuchon / France 3

VIDÉO - Plusieurs centaines d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont mobilisés tôt ce mardi matin pour empêcher la venue des forces de l'ordre et d'un juge des expropriations sur le site du projet contesté.

Par AFP - éditing Claude Bouchet

Dès 07h00, les accès à deux routes départementales, portes d'entrée de la "Zad" -la "zone d'aménagement différé" que les opposants ont rebaptisée "zone à défendre"- et menant aux maisons de trois familles menacées d'expulsion, étaient bloqués par des barrages routiers, à l'aide de tracteurs, chicanes ou encore pneus.

Plusieurs barricades ont été tenues jusqu'en fin de matinée, sous une pluie soutenue, par plusieurs dizaines d'occupants de la "Zad", des paysans et membres d'associations opposés de longue date au projet d'aéroport.  

>> Voir le reportage de Myriam Thiébaut et Jean-Pierre Brénuchon : 

NDDL : visite juge expropriation

"On ne laissera pas passer la police, on ne laissera pas passer le juge qui devait se rendre sur la zone ce matin"

a expliqué un "Camille" (surnom générique que se donnent les opposants) sur l'un des barrages, au carrefour des Ardillières, près de Notre-Dame-des-Landes. Le magistrat devait selon cet occupant "faire des propositions en termes de relogement et d'indemnisations" aux locataires, "qui ont toujours refusé toutes les offres pour partir et qui resteront là jusqu'au bout".

"Le juge des expropriations avait notifié sa venue, mais on s'attend plutôt à ce qu'il renonce, sinon ce serait de la provocation", a lancé ce "Camille", qui s'exprimait devant la presse au nom des autres manifestants.
Au final, le juge n'a pu se rendre sur place : "On est allé en transport sur les lieux ce matin. Le convoi a été bloqué par des manifestants et nous avons fait demi-tour", peu avant 9h, a expliqué Rémi Bascoulergue, avocat des locataires qui était dans le convoi avec le juge.

"Il avait décidé de faire un transport sur les lieux. Il a constaté qu'il ne pouvait accéder aux biens et a confirmé que l'audience se tiendrait à 14h", a ajouté Me Bascoulergue.
La mobilisation a donné lieu à un face-à-face tendu vers 9h, au carrefour de la Saulce à Vigneux-de-Bretagne, entre plusieurs dizaines d'opposants, la plupart le visage dissimulé, et quelques dizaines de gendarmes, répondant par des grenades lacrymogènes aux projectiles (feux d'artifice, fumigènes) lancés par les manifestants.

Les forces de l'ordre ont quitté le carrefour quelques minutes plus tard. Au moins deux véhicules de journalistes, dont un appartenant à l'équipe de France 3 Pays de la Loire, garés à proximité du carrefour ont eu leur pneus crevés à l'aide de couteaux.

Un autre rassemblement est prévu à 14H00 devant le palais de justice de Nantes, où une audience doit se tenir. La construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, initialement prévue en 2017 pour remplacer celui de Nantes, est suspendue depuis 2012.

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