Un mois après les Victoires de la musique, Zaho de Sagazan a lancé sa tournée des Zéniths par Nantes, "sa ville". Un concert archi-complet avec plus de 8 000 spectateurs. Un nouveau show plus long, avec plus de musiciens sur scène. Un nouveau sans faute.

Elle n'aura pas accordé d'interview aux médias cette fois-ci. Focalisée à 100 % sur sa nouvelle tournée qui démarre et malgré le choix de la date un lundi soir, la foule était au rendez-vous pour voir Zaho de Sagazan sur scène.

8 383 spectateurs ont assisté au premier zénith de Zaho de Sagazan lundi soir. Un nouveau sans faute pour la jeune et talentueuse artiste de 24 ans qui prend toute la lumière lorsqu'elle danse ou chante.

Un show spectaculaire

Son show est à la fois intimiste et spectaculaire. Retravaillé, plus long avec plus de musiciens (cinq au lieu de trois sur scène à ses côtés aupravant).

Zaho de Sagazan reste entourée par la scène musicale nantaise qui la cotoie depuis ses débuts. Notamment des musiciens du groupe nantais Inüit. C'est le cas de Pierre Cheguillaume, directeur musical et réalisateur de sa tournée.

"On n'est pas tout à fait de la même génération avec Zaho mais c'est plus une histoire au départ d'amitié, un petit peu de hasard et de rencontre, puis après d'écoute de musique en commun et de se dire "Tiens, on va essayer de faire des choses ensemble", de mélanger la musique électronique avec la chanson. Et puis, on a eu un bon feeling, on est devenus très amis".

Lorsqu'on s'est rencontré, elle était d'un bloc. Elle avait déjà ses compositions, ses textes. Ça dépend des morceaux, mais elle arrive souvent, presque tout le temps avec des piano-voix et des choses qu'ont fait évoluer ensuite avec la musique électronique."

Pour la plupart de ses morceaux, elle arrive avec le texte, une idée à dire et la façon de le dire.

Pierre Cheguillaume

Directeur musical et réalisateur de Zaho de Sagazan

Son staff et ses proches saluent son énergie, sa vitalité. Une autre force et source d'inspiration pour créer, et que musique, danse et chant ne fassent plus qu'un.

Une artiste intergénérationnelle

Aux premiers rangs, des jeunes, mais pas que. Au fil des mois, 'La symphonie des éclairs', son titre phare multi récompensé aux Victoires de la musique, a touché d'autres générations.

Dans la foule pressée aux abords du zénith, des fans impatients ont accepté de parler de leur intérêt -leur amour aussi - pour le style et la voix de la chanteuse.

"La chanson des éclairs je l'aime bien celle-là", confie un jeune homme. "Je l'ai plus écouté après qu'elle a reçu des prix aux Victoires de la musique. Pour finir, j'ai acheté l'album. J'aime bien ce qu'elle fait. Les chansons me parlent un peu, pas toutes mais en majorité."

Un peu plus loin, c'est un grand-père qui a emmené ses petits enfants au concert. "Je l'ai fait découvrir à mes enfants et mes petits-enfants. Ce que j'aime chez Zaho de Sagazan ? Arrivé à un certain âge, on aime bien quand les gens articulent."

Elle articule bien, et elle a une voix plutôt posée, assez basse. J'aime bien ça, et son ambiance musicale aussi.

Un fan de Zaho de Sagazan

Zaho de Sagazan rassemble. Une mère et sa fille sont venues au spectacle en duo. Chacune touchée à leur manière par la sensibilité de l'artiste.

"Je l'avais déjà vue sur scène. Je la trouve incroyable", commence la maman, "elle a une présence qui est assez remarquable. J'ai vu quand même pas mal de concerts, mais je trouve qu'elle se démarque. Il y a quelque chose qui se passe. Elle a fait une percée assez incroyable en peu de temps en fait."

Elle donne envie d'être découverte sur plein d'aspects. Je la trouve très humaine et touchante.

Une spectatrice

Et sa fille de poursuivre : "Elle transmet quelque chose de magnifique, qui vibre. C'est une sensibilité qui touche les gens, qui fait réfléchir les gens."

Une artiste hypersensible

Sur scène, l'artiste dialogue avec son public. Sincère, naturelle. Avec humour aussi comme lorsqu'elle s'apprête à chanter la symphonie des éclairs. Et à présenter son titre phare, et l'histoire de ce morceau.

"Ça parle d'émotion, de gestion d'émotions. Comme vous pouvez le voir, je ne gérais pas très bien les émotions il y a trois minutes. Et j'ai appris à le faire (rires dans le public). J'ai appris à le faire à partir du moment où je me suis rendu compte que ressentir des émotions, ce n'était pas si mauvais."

"Ce discours, je l'ai déjà fait aux Victoires de la musique. Vous avez sûrement déjà entendu le truc. Mais je m'en fous, je le répète", poursuit-elle avec humour et malice avant de revenir sur son hypersensibilité, son moteur.

"J'ai longtemps pensé que ce n'était pas bien d'être sensible parce que ça se traduisait par des choses mauvaises, c'est-à-dire par des pleurs, par des cris, par de la colère. Et puis un jour, je découvre le piano et tout d'un coup, je me rends compte que quand je pleure sur mon piano, c'est beaucoup plus intéressant que quand je pleure dans mon oreiller".

"Je prends conscience de cette sensibilité que j'ai tant aimée, qui est tellement dure à gérer et qui nous met souvent dans des situations quand même un petit peu ridicules bien que ce n'est pas du tout ridicule, moi je ne suis pas d'accord avec ça, mais les gens trouvent ça ridicule. Bref, donc j'ai appris à chanter, ça m'a fait du bien, j'en ai fait une chanson, 'La symphonie des éclairs'". 

Être sensible c'est être vivant et nous ne sommes jamais trop vivants. 

Zaho de Sagazan

Autrice-compositrice-interprète

Nantes- Saint-Herblain était donc le premier de sa tournée des Zéniths puisque la chanteuse enchaîne mercredi 13 mars avec le Zénith de Paris.

Même si Zaho avait déjà foulé cette scène-là lors d'un festival, le festival OZ, qui rassemblait la crème de la région des pays de la Loire. Une sorte de tremplin pour les scènes musicales locales.

"Sans être désobligeant pour tous les autres groupes qui avaient vraiment déjà un bon niveau, Zaho, en dépit de son jeune âge, avait plus d'expérience et on sentait  vraiment, qu' elle avait les épaules plus larges", explique Denis Turmel, directeur du Zénith Nantes métropole.

Et d'après lui, sa programmation au Zénith de Nantes n'a rien eu de la précipitation. Juste une reconnaissance d'un phénomène qui faisait déjà parler de lui. 

Avant les Victoires, on était déjà à 6 000 billets vendus. Les Victoires de la musique ont transformé l'essai, mais la messe était déjà dite.

Denis Turmel

Directeur du Zénith Nantes métropole

Zéniths et festivals

Entre ses dates de zéniths, Zaho de Sagazan se produira dans quelques grands festivals dès le printemps prochain :

La jeune artiste rejouera dans les Pays de la Loire cet été dans deux festivals :

Un magazine de notre rédaction lui sera consacré et diffusé sur notre antenne vendredi 15 mars prochain dans ICI 19/20 ainsi que dans l'émission Enquêtes de région sur la scène musicale régionale. Une émission diffusée le 3 avril prochain.

durée de la vidéo : 00h02mn05s
Un mois après les Victoires de la musique, Zaho de Sagazan a lancé sa tournée des Zéniths par Nantes, "sa ville". Un concert archi-complet à plus de 8000 spectateurs. Un nouveau show plus long, avec plus de musiciens sur scène. Un nouveau triomphe. Reportage de Denis Leroy, Christophe François, Alexandre Lecomte et William Sabas. Intervenants: -Denis Turmel, directeur Zénith Nantes métropole -Pierre Cheguillaume, directeur musical et réalisateur ©France 3 Pays de la Loire

Un reportage de Denis Leroy, Christophe François, Alexandre Lecomte et William Sabas.

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