Coronavirus et confinement : la crainte d'une saison touristique perdue

A partir du 11 mai, de nombreux professionnels devraient reprendre leur activité. Mais il reste quelques secteurs qui, pour l'heure, sont encore dans le flou. Les professionnels du tourisme par exemple ne savent quand encore quand ils pourront rouvrir hôtels, restaurants ou parc d'attraction. 
 

L'Elephant de Nantes en juin 2018
L'Elephant de Nantes en juin 2018 © Fabienne Béranger / France 3
Une amende pour tous déplacements non justifiés pendant encore une semaine. Au-delà, on pourra circuler plus librement dans la limite des 100 kms, retourner dans les magasins, chez le coiffeur.

Mais toujours pas dans les bars ou restaurants. Ni dans aucun site touristique. Les professionnels de ce secteur sauront fin mai quand ils pourront rouvrir.

En attendant, l'inquiétude est un peu plus vive chaque jour. 
 

L'activité du parc en mode dégradé

Même en période de confinement, il faut nourrir ces jumeaux, des ours de quelques 300 kilos chacun. Un geste banal qui en temps normal serait l'une des attractions de ce parc animalier du sud Loire. 

Mais aujourd'hui force est de constater que le nourrissement des animaux se fait avec pour seul public les gérants du site.

Depuis la fermeture, 120 groupes ont évidemment annulé leur venue. Et la saison touristique est bien entamée.

"On perd aujourd'hui quasiment un tiers de notre chiffre d'affaires déplore Alex Guillon, Co-gérant du Legendia Parc, à Frossay, dans le sud Loire, on espère pouvoir reprendre une saison pour assurer la non perte de notre chiffre d'affaires à date. Après, d'un poitn de vue travail, on est une sociétté familiale donc on a réussi à reprendre beaucoup de poles d'activité du parc en mode dégradé pour assurer l'entretien du parc".

Mais l'ambiance n'est pas là. Le paon n'a pas l'âme à la parade. 

Pour autant pas question de crier au loup... Ici comme à tous les étages du tourisme, l'attente est grande pour enfin rouvrir.
 

"Il faut s'endetter si on a l'espoir de pouvoir s'en sortir"

Chacun réfléchit aux solutions pour se protéger et protéger sa clientèle. Avec la certitude d'une saison 2020 particulière.

"On aura de toutes façons moins de monde explique Catherine Quérard, présidente Grand Ouest du groupement national des indépendants hôtellerie et restauration, on sait que la saison 2020 va être une saison entre parenthèses (...) c'est le 4e trimestre, c'est le  1er trimestre 2021 qui vont être très très durs à passer. Je persiste à dire que malgré tout il faut s'endetter si on a l'espoir de pouvoir s'en sortir".

Le groupement est actuellement en train de mettre en place avec la région un plan de sauvetage.

Malgré tout, cette crise sanitaire va laisser des traces. Actuellement 13% des restaurants de la région auraient annoncé fermer définitivement leurs portes. Un chiffre qui pourrait grossir.

► Le reportage de notre rédaction
 
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