Coronavirus : à Nantes comme ailleurs, les policiers veulent pouvoir utiliser des masques dans leur travail de terrain

"On des masques mais on n'a pas le droit de les porter." Les policiers ne comprennent pas l'attitude de leur direction centrale. / © France Télévisions Olivier Quentin
"On des masques mais on n'a pas le droit de les porter." Les policiers ne comprennent pas l'attitude de leur direction centrale. / © France Télévisions Olivier Quentin

On les croise ici et là dans leur travail de contrôle du confinement, les policiers aimeraient bien pouvoir se protéger eux-mêmes avec des masques. Ils en ont. Mais ils n'ont pas le droit de les utiliser ! 

Par Olivier Quentin

Nantes ce jeudi, une voiture banalisée de police croise rue de la Rivière, dans le quartier du Vieux Doulon, deux jeunes à vélo. Contrôle. Les jeunes sortent chacun une attestation de déplacement dérogatoire dûment remplie.

Le policier a baissé la vitre de son véhicule, le jeune montre son attestation. Il est alors à quelques centimètres du policier. Aucun des deux n'a de masque.

Ce genre de scène se répète au gré des contrôles qui dans la grande majorité se passent bien, nous précise Régis Herrouin, délégué départemental du syndicat Alliance.
 

A plusieurs dans les véhicules de patrouille

Mais les policiers voudraient pouvoir se protéger et porter des masques. 

A la question de savoir si le masque protège le porteur ou celui qui est en face, la réponse reste encore floue. Donc, chacun aimerait pouvoir au moins appliquer le principe de précaution et disposer de masques. Mais la pénurie est là...

Donc, les policiers voudraient disposer de ces masques de protection, d'autant plus que dans leur travail de terrain, ils sont plusieurs dans les véhicules et à moins d'un mètre de distance du ou de la collègue.

Mais leur direction refuse. 
 

"On a des masques depuis le H1N1"

"On a des masques, depuis de nombreuses années ! s'étonne Régis Herrouin, Depuis le H1N1 ou le SRAS, on en a dans les locaux mais la direction central refuse de les affecter."

Officieusement, on explique aux patrouilles que porter un masque serait anxiogène vis à vis de la population. 

"Mais les collègues sont inquiets, se révolte le délégué départemental d'Alliance. On leur interdit de se protéger et de protéger leur famille !"
 

Certains passent outre

Certains ont décidé de passer outre l'interdiction et en fonction de l'intervention décident de mettre un masque "notamment dans les voitures quand on transporte des personnes."

En attendant que la direction centrale donne le feu vert.

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