Covid-19 et écoles : on vous dit pourquoi des classes ferment parfois très brièvement

À peine une semaine après la rentrée scolaire, une douzaine de classes de différents établissements scolaires auraient fermé dans l'ensemble des Pays de la Loire à cause du Covid-19. Dans certains cas, des "fausses-alertes" permettent d'éviter la quatorzaine.
Schéma d'organisation post Covid-19 devant une école de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique)
Schéma d'organisation post Covid-19 devant une école de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) © Denis Leroy- France Télévisions

Le Covid-19 n'aura pas attendu longtemps pour s'inviter dans les classes françaises. Dans les quelques jours qui ont suivi la rentrée de 2020, 10 établissements de la métropole et 12 à la Réunion avait déjà fermé. Vendredi 4 septembre, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, expliquait sur Europe 1 que plusieurs cas de Covid-19 y avaient été détectés.

Dans les Pays de La Loire, aucune école n'a encore pour l’instant entièrement fermé ses portes. Pour autant, quelques établissements ont annoncé la fermeture de classes et ont pris des mesures de précautions sanitaires.
 

Cas confirmé ou suspect : quel est le protocole ?

Le site du ministère de l’Éducation indique qu’un élève étant présent à l’école et qui présenterait des symptômes évocateurs (température de 38 °C ou plus, sensation de fièvre, fatigue inexpliquée, douleurs musculaires, maux de tête, perte du goût ou de l’odorat, diarrhée) devrait être immédiatement isolé. Il ne devrait revenir à l’école "qu’après un avis médical, ou à défaut après 14 jours" peut-on lire. À quel moment une classe peut-elle alors fermer ? Toujours selon le site du ministère, une fermeture de classe peut donc avoir lieu à partir de 3 cas confirmés d’élèves ou d’un membre du personnel. Pour autant, une autre fiche protocole indique que si l’élève (ou un membre du personnel) est lui-même identifié comme un "contact à risque", il doit également être mis en quatorzaine. 

Pour rappel, toute personne ayant eu un contact direct avec un cas confirmé sans mesure de protection efficace devient un "contact à risque". On peut donc imaginer que l’ensemble de la classe soit considéré comme tel. Ainsi, dans la région, plusieurs exemples montrent qu’il aura souvent fallu d’un seul cas pour qu’une classe ferme. Et cette décision est prise par le rectorat de Nantes, en fonction des préconisations de l'Agence Régionale de Santé (ARS). On estime aujourd’hui à une douzaine, le nombre de classes ayant fermées dans l'ensemble des Pays de la Loire pour cause de Covid-19. Mais pour le rectorat, ce chiffre ne vaut pas grand-chose actuellement. "C’est très mouvant comme situation. Ce qui est vrai une demi-journée ne l’est pas celle d’après".
 

À Indre, près de Nantes, une classe a fermé pendant une journée

Les parents d’élèves d’une classe de l’école primaire à Indre, près de Nantes, ont donc pu vivre un léger ascenseur émotionnel en l’espace de trois jours. En effet, une simple suspicion de cas avait entraîné la fermeture d’une classe dans l’école Jules Ferry, dès le lundi 7 septembre. La veille au soir, les parents avaient alors reçu un mail de la part de l’établissement les informant de cette décision. 

Or, après une enquête de l’ARS, elle a pu rouvrir le jour d’après (nous ne l’avons pas compté dans la douzaine de classes.). "Par mesure de précaution, on isole tous les 'cas-contacts'" répond le rectorat de Nantes, "si les suspicions ne s'avèrent pas être des cas positifs, il n'y a pas de raison de laisser la classe fermée".
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