En Pays de la Loire, une prime au job de 200 euros pour récompenser les étudiants qui travaillent

L'annonce a été faite ce mardi par la présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais. Les élus régionaux vont débattre en session d'une "prime au job" censée récompenser ceux qui travaillent pendant leurs études. L'opposition dénonce cette vision de l'étudiant modèle.

Les élus de la Région Pays de la Loire rejoindront l'hémicycle ce jeudi pour une journée et demi de débats et de votes. On peut dire que ce sera la première véritable session depuis la reconduction de Christelle Morançais à la présidence en juin dernier.

L'élue LR a balayé quelques propositions qui seront soumises au vote dont une baptisée "prim'o job", une prime de 200 € qui sera versée par la Région à tout étudiant qui travaille plus de deux mois sur son année universitaire. Une prime reconductible tous les ans.

"Certains proposent le RSA jeunes, moi je veux valoriser le travail. Ça mérite une récompense" argumente la présidente de Région. 

L'initiative est vivement critiquée par l’opposition de gauche qui estime que les étudiants doivent pouvoir se consacrer à leurs études.

Une plateforme régionale pour les emplois non pourvus

La mesure sera donc discutée lors de la prochaine session budgétaire ainsi que la mise en place, à partir de janvier 2022, d’une plateforme régionale qui recensera toutes les offres d’emploi non pourvues en Pays de la Loire.

Selon les chiffres de Pôle emploi, il y en aurait 45 000 dans la région. Le phénomène concerne tous les secteurs. Mais les plus touchés restent l’industrie, le bâtiment, la restauration/hôtellerie et les transports.

L’idée est de mettre sur une seule plateforme les offres non pourvues que l'on trouve aujourd'hui sur différents réseaux (Pôle emploi, Linkedin, leboncoin…)

"Je trouve les candidats trop parisiens"

Concernant la prochaine élection présidentielle, Christelle Morançais, qui est vice-présidente du parti Les Républicains, n’a pas encore fait son choix quant au candidat ou à la candidate qu’elle soutiendra au congrès LR du 4 décembre.

"J’ai été beaucoup sollicitée, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse ce mardi, mais je n’ai pas encore fait mon choix. J’attends que le ou la candidate porte un message d’avenir, un vrai projet. Ce n’est pas en tapant matin, midi et soir sur ses concurrents ou sur le gouvernement actuel qu’on construit un projet".

"Pour l’instant, je trouve les candidats trop Parisiens, trop éloignés de nos attentes locales, pas assez à l’écoute des collectivités. Et il faut aborder d’autres thèmes que la sécurité, l’immigration. L’emploi, la famille, l’écologie, la jeunesse ne sont pas assez présents dans les projets".

Christelle Morançais avoue ne pas toujours être d'accord avec son parti, Les Républicains. Mais elle n'envisage pas une autre voie. A la question : pourriez-vous rejoindre Edouard Philippe ? Sa réponse se veut claire : "C’est un homme que j’apprécie, pour qui j’ai beaucoup d’estime, de l’amitié et avec lequel j’ai beaucoup travaillé. Mais LR est mon parti, et j’y reste."

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