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Explorez l'histoire sociale avec les archives en ligne du CHT de Nantes

Des ouvriers aux Chantiers de Penhoët lors de la construction du Normandie en 1932 / © Raymond Thébaud
Des ouvriers aux Chantiers de Penhoët lors de la construction du Normandie en 1932 / © Raymond Thébaud

 Installé sur l'île de Nantes, le Centre d'Histoire du Travail a recueilli plus de 100 000 photos qui retracent le riche passé industriel de la région des Pays de la Loire. Depuis novembre 2018, il a mis en accès libre sur internet 10 000 photos. 

Par Thierry Bercault

Depuis sa création en 1981, le CHT a accumulé un vrai trésor de guerre. 100 000 photos provenant des entreprises, des journalistes et des salariés. 40 000 ont été léguées par Hélène Cayeux, une photographe de presse qui a exercé pendant 40 ans à Nantes et Saint Nazaire, d'abord pour l'AFP, ensuite pour Ouest France. Certaines photos répondant à des commandes d'entreprises sont signées Robert Doisneau.

Jusqu'ici, il fallait se déplacer à l'association pour accéder à ces archives. Depuis novembre 2018, 10 000 photos sont accessibles sur un site iconographique spécialisé. On peut même venir y déposer des photos à condition d'être enregistré.

Ces photos ont une valeur documentaire. Elles sont sourcées et retracent l'hitoire des mouvements sociaux et de la vie ouvrière. Elles sont antérieures à 1970 pour éviter aux militants qui les ont apporté de se retrouver poursuivis en justice.
 

Pas vocation à devenir une agence de presse


"De toute façon, nous n'avons pas vocation à devenir une agence de presse ou un blog d'actualité." explique Xavier Nerrière. "Les photos que l'on nous apporte restent archivées au moins dix ans avant d'être mises à disposition du public"

Depuis 2017, le CHT reçoit des contibutions régulières de photos de famille prises sur les lieux de travail. L'idée avait été lancée à l'occasion d'un partenariat avec la Faculté de Sociologie de Nantes pour receuillir des archives militantes. Des centaines de photos avaient été collectées avec ce programme.

Aujourd'hui, des chroniques régulières sont publiées s par 3 ou 4 militants. "Ils travaillent comme des petite reporters en éditorialisant leurs photos" confie Xavier Nerrière.

Dans le même esprit, le CHT receuille des photos d'actualité comme par exemple le mouvement des gilets jaunes et il les garde précieusement pour raconter plus tard ces évènements, une fois qu'ils seront rentrés dans l'histoire.

 

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