VIDÉO. Face au dérèglement climatique, une ferme autonome pour une culture raisonnée

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Nicolas Blanchard, agriculteur, transmet à son fils l'amour et le respect de la Terre pour préserver son activité agricole
Envers et contre le dérèglement climatique et ses conséquences sur l'environnement, un agriculteur vendéen se bat pour maintenir son activité. ©Reportage de Quentin Carudel, Juliette Poirier et Carole Mijeon

Produire, mais autrement et de façon plus écologique, c’est possible. En Vendée, au GAEC la Niro, on tente de faire de manière plus écologique, en tout autonomie.

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À 41 ans, Nicolas Blanchard est éleveur de bovins. Au quotidien, le Vendéen tente d’adapter son métier au réchauffement climatique, et ça commence dans les champs avec la plantation d’une graminée bien particulière, la luzerne.

"Cette plante fait des racines qui peuvent descendre jusqu’à 4 mètres de profondeur, elle va donc chercher l’eau. Même cet été, malgré la violence du climat et les 40 degrés, elle n’est jamais morte, on l’a tout le temps exploitée" explique l'agriculteur. 

Pour lui, un maître mot : l’autonomie. Il y a trois ans avec ses associés, Nicolas a fait construire un séchoir à foin qui fonctionne grâce à l’énergie thermovoltaïque. "Dès que le temps le permet, c'est à dire avril ou mai, on peut faucher et récupérer de l’aliment de qualité. C'est avec ça qu’on nourrit l’hiver. Mais sinon, tout le reste de l’année, tant que c’est possible, on nourrit avec de l’herbe pâturée" ajoute Nicolas Blanchard.

Respecter la planète et le bien-être animal tout en faisant des économies, c’est tout l’enjeu de cette ferme autonome qui produit elle-même les aliments servant à nourrir les bêtes.

"Le nerf de la guerre est quand même financier donc économiquement ça reste largement viable et même préférable. Le soja, par exemple, fluctue normalement entre 500 et 1 000 euros la tonne. Nous, ça coûte toujours la même chose"

"Rendre à la Terre ce qu'elle nous apporte"

Avec 80 hectares et une cinquantaine de vaches, l’agriculteur et ses associés ont choisi, plutôt que d’agrandir leur cheptel, de se diversifier dans la production de lait et la culture de légumes. Ils ont mis en place un étang pour l’irrigation ; mais la sécheresse est passée par là.

Nicolas constate amèrement son impuissance face au dérèglement climatique. "S’il n’y a pas d’eau cet hiver, par contre, ce sera différent. Plus ça va, plus on se dit que ce n'est pas possible. On pensait qu’il n’y aurait pas 40 degrés chez nous, finalement on les a eus. Là on se dit qu’il n’y aura pas d’hiver sec. On espère que non mais il faut s’attendre à tout".

Il faut alors rendre à la Terre ce qu’elle nous apporte. Loin des habitudes actuelles, Nicolas et ses collègues ont replanté des haies et des arbres fruitiers en plein milieu des champs. Une manière d’apporter de nombreux nutriments à la Terre, et de l’ombre aux animaux.

"Moi par exemple je n’aime pas le mot 'exploitant agricole'. Dans 'exploitant ' il y a 'exploiter' et je ne pense pas qu’il faille exploiter la Terre mais plutôt l’entretenir. Avant, on parlait de 'bon sens paysan' ; on l’a toujours je pense, dans le monde agricole au sens large, mais en avançant on regarde aussi en arrière et on se dit 'mince on a fait des erreurs'".

Corriger les erreurs du passé tout en montrant qu’une agriculture autonome et raisonnée demeure possible aujourd’hui, c’est le crédo de ces paysans qui veulent laisser une Terre meilleure aux générations futures.

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