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Gilets Jaunes : six blessés portent plainte à Nantes pour violences policières

Manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier 2019 à Nantes / © LOIC VENANCE / AFP
Manifestation des Gilets jaunes le 5 janvier 2019 à Nantes / © LOIC VENANCE / AFP

Six personnes ont porté plainte ce jeudi 10 janvier au tribunal de grande instance de Nantes pour des faits de violences policières lors des manifestions des gilets jaunes. L'assemblée des blessés a ensuite tenu un point presse.
 

Par Fabienne Even

"Fracture du crane, hémorragie cérébrale, fracture de l’orbite, fracture de la mâchoire droite… Cinq jours en réanimation", la belle-mère d’Adrien, blessé le 29 décembre par un tir de flashball, s'est exprimée lors de la conférence de presse ce jeudi 10 janvier.

"On ne connaît pas encore les séquelles neurologiques, il est trop tôt" a-t-elle précisé. Présent sur place, Adrien n'était pas en mesure de s'exprimer, du fait de son état de santé.
L'avocat d'Adrien, Stéphane Vallée, a déposé un complément de plainte auprès du procureur de la république et du TGI "pour demander de faire des investigations pour des violences avec ITT supérieure à 8 jours par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme, et une plainte pour non-assistance à personne en péril".

Philippe, lui, a reçu un tir de flashball dans les côtes le 8 décembre dernier au cours de la manifestation des Gilets jaunes à Nantes. Renvoyé chez lui par le service des urgences, il y retournera le lendemain après plusieurs pertes de connaissance, victime d'une hémorragie interne suite à une fracture de la rate. Hospitalisé durant quinze jours, il est toujours en arrêt de travail.

Une troisième victime, touchée par un tir de flashball, a une profonde cicatrice à la joue droite . "C’est arrivé le 1er décembre, j’ai une paralysie faciale", explique-t-il. 

Six personnes au total ont déposé plainte auprès du Procureur de la République pour des faits de violences volontaires, par des personnes dépositaires de l'autorité. 

► Le reportage d'Eléonore Duplay, Vincent Raynal et Dominique Boutmin

 

Les armes des forces de l'ordre en question

Ces six personnes ont toutes été victimes de tirs de flashball, le LBD, une arme utilisée par les forces de l'ordre françaises et très controversée. "Le LBD est une arme à feu, ça tire une balle à caoutchouc, mais c’est classé officiellement catégorie A; c’est une arme dangereuse", explique Pierre Douillard, membre de l'assemblée des blessés.

"Ce qui est très inquiétant avec ce mouvement, c'est que le gouvernement a commandé de nouvelles armes qui sont du même calibre... 6 coups en quelques secondes", ajoute-t-il.
 

 

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